BFM Radio invite Hadj Khelil pour parler de Bionoor

Quelle est l’actualité de Bionoor ?

Bionoor est attributaire d’un marché public ; c’est notre dixième. Il est important de voir que l’on peut être une petite entreprise et être attributaire d’un marché public d’envergure nationale. En l’espèce, c’est un marché de 150.000 euros par an.
Aujourd’hui, suite au Grenelle de l’environnement, il y a eu une impulsion par rapport aux circuits courts, par rapport aux consommations peu polluantes, moins consommatrice en CO2. Ce marché colle parfaitement avec notre projet de produire en local. Je vous explique : Bionoor est en contrat avec une dizaine de producteurs en Île de France, et les collectivités locales franciliennes nous achètent les denrées produites à 10 ou 20 kilomètres du lieu où elles sont consommées.
Comme ce sont des collectivités qui s’occupent d’enfants, l’idée est de pouvoir emmener ces derniers pour voir sur les arbres, les fruits qu’ils vont manger à la cantine.

 


Comment ça se vit un appel d’offre, c’est assez compliqué, non ? Racontez-nous…

En fait, ce n’est pas si dur que ça. Pour rassembler les documents j’ai mis environ trois semaines. Le plus important, c’est d’être carré et nickel ; si on est en retard d’une cotisation, c’est fini.
Pour candidater, ça a été trois semaines de rédaction où il a fallu expliquer les spécificités de Bionoor : notre démarche, ce qui fait que l’on se distingue, et notre valeur ajoutée. Les gens qui lisent notre dossier sont très contents. D’habitude, les sociétés qui remportent ces marchés sont généralement des mastodontes qui arrivent avec des copier-coller des mêmes marchés et donc qui les obtiennent assez souvent. C’est une technique qui semble bien marcher car même si les appels d’offres sont européens, au moment de la consultation finale on retrouve toujours trois ou quatre sociétés… toujours les mêmes! Mais il suffit que quelqu’un arrive de manière un peu différente, avec étude particulière et une vraie idée, ce qui est notre cas, on arrive à se distinguer assez facilement.

 

Bionoor et la plantation d’arbres, ça en est où?

Pour remettre cette action dans son contexte, il faut expliquer comment se sont faites les choses : Les accords de Marrakech permettent de compenser les émissions de CO2 des pays du Nord, en plantant des arbres dans les pays du Sud. C’est du développement durable par la compensation carbone.
Aujourd’hui, dans cet enjeu environnemental, il y a tout et rien à la fois. Il y a des gens qui s’investissent beaucoup quantitativement, mais sans ligne directionnelle. Nous, chez Bionoor, on avance en suivant une démarche : on plante des arbres dans le désert, mais on ne s’arrête pas là. Planter simplement des arbres, ça ne sert à rien. Notre objectif est de sensibiliser les gens sur la plantation d’arbres dans les pays du Sud (Algérie, Sénégal, Congo, Madagascar…), et par ce biais on les sensibilise aux problématiques de l’environnement. Aujourd’hui Bionoor plante plusieurs milliers d’arbres par an, et ceci de façon très qualitative.
En effet, on ne se contente pas juste de planter des arbres dans le désert ; on le fait au sein des écoles dans le cadre de nos programmes de reforestation pédagogique. C’est la démarche qualitative qui compte et qui porte des résultats : sensibiliser les enfants aux enjeux liés aux arbres comme la préservation de l’environnement ou la préservation de l’eau, et surtout planter des arbres avec eux.
Pour faire un travail concret, productif et évolutif, on a mis en place un support qui permet d’appuyer cette sensibilisation pédagogique. Bionoor va donc sortir un livret qui s’intitule « Le carnet de santé de mon arbre ». Ce livret a du sens. L’idée c’est de le donner aux enfants car il explique comment planter un arbre, comment ça grandit, comment ça se protège, comment ça s’entretien, etc. En plus d’Edgar Morin qui nous a fait l’honneur de préfacer ce livret, Bionoor a réuni 10 grands penseurs ou références du monde de la pensée, et chacun d’entre eux donne un message pour les enfants.
Les trois dernières lignes de la préface d’Edgar Morin sont les suivantes : « Que les enfants apprennent à connaitre et à aimer les arbres, c’est une œuvre de salut pour l’Afrique et l’Humanité ».
Ce livret doit sortir pour mi-juin, et un site web devrait sortir en parallèle. Ce carnet de santé sera distribué gratuitement aux enfants avec les arbres.

 

Marc Ménasé, Président fondateur de Meninvest, vous en pensez quoi de ces projets ?

Ce qui est incroyable, c’est la diversité de cette entreprise Bionoor, ainsi que la façon de faire éclore ce business. C’est surprenant. On voit bien que pour réussir, l’entrepreneur doit avoir comme qualité la faculté d’adaptation, et d’aller trouver de nouveaux business à lancer ; le challenge n’est pas facile.

 

Hadj Khelil, un commentaire ?

L’équation qu’on essaye de résoudre, c’est qu’en faisant des choses éthiques, on peut faire tourner une enterprise. Pour Bionoor, c’est la vertu qui sera la clé de cette équation : fabriquer de l’argent propre, fabriquer de la richesse de manière éthique, c’est-à-dire sans en détruire ailleurs, c’est ça l’avenir. Aujourd’hui, on est 10.000 « entrepreneurs sociaux » dans le monde ; j’espère qu’on arrivera à prouver que notre démarche est possible, viable, et qu’elle est reproductible pour d’autres sociétés.

 

 

Pour écouter la chronique de Hadj Khelil (cliquez ici)

 

 

Bionoor : une démarche bien spécifique

 

Notre approche est originale et raisonnée. Il est pour nous fondamental que nos clients et amis en aient la meilleure connaissance, en toute transparence.

 

En voici les points essentiels :

Des produits locaux : Bionoor travaille à la valorisation de l’excellence locale. Nos régions sont parfois des terroirs de productions rares qu’il est judicieux de faire découvrir notamment aux enfants. A cet égard, les organismes de restauration municipale de région parisienne avec lesquelles nous travaillons emmènent régulièrement leurs convives visiter les exploitations de nos agriculteurs. Ils peuvent ainsi voir à la source les fruits et les légumes qui leur seront servis un jour.

 

Des produits « Opticarbone » : pour nous, l’optimalité carbone est loin d’être un vain mot. Elle est au coeur de l’activité de Bionoor, avec des produits dont le transport dégage le minimum de CO2 possible. Ainsi, nous garantissons à nos clients des denrées produites au plus proche : les pommes et les poires en France, les dattes en Algérie, etc.

 

Des produits de qualité, issus de l’agriculture biologique ou raisonnée, sélectionnés pour leurs propriétés organoleptiques exceptionnelles : ils sont bons au goût, beaux à la vue et agréables au toucher. Des produits en moyenne moins onéreux que la concurrence.

 

Parce que nous nous efforçons de suivre de manière rigoureuse les règles de la production et du commerce éthiques, nos produits sont conformes à notre charte de Commerce Ethique et Equitable.

 

Lutter efficacement contre la déforestation dans le Sahel : la consommation de nos produits s’inscrit en partie dans un programme de reforestation du Sahel. A travers la collecte d’une prime, CE MARCHE POURRAIT PERMETTRE LA PLANTATION DE CENTAINES D’ARBRES DANS DES ECOLES DU SAHEL.

 

Pour plus d’information vous pouvez visiter notre site internet (www.bionoor.com) ou nous contacter.

 

Bientôt 7 milliards de Terriens : l’enjeu du nombre

C’est l’information de ces jours-ci, vous n’en êtes certainement pas réchappés : 7 milliards d’humains, c’est le nombre que nous devrions être après le 31 octobre…autrement dit là, très bientôt !
Les angoisses pleuvent dans beaucoup de médias : comment allons-nous faire pour nourrir tout ce monde ?! Les réponses sont pourtant bien là…


Nous étions un milliard de moins il y a encore moins de 15 ans*. Sept milliards, c’est le nombre que nous serons d’humains sur Terre ce 31 octobre. Les chiffres de la population mondiale viennent d’être communiqués, et le monde est en panique ! Pourquoi ? A cause de la question que les médias nous ressassent régulièrement : nourrir toutes ces bouches, est-ce possible ?

Entre catastrophisme et réalisme

Au-delà du catastrophisme, marque de fabrique de l’exercice quotidien des JTs, il y a beaucoup moins de raisons de s’émouvoir que l’on peut penser.
Ne nous laissons pas à titre d’exemple berner par les famines cycliques en Corne de l’Afrique et dans d’autres régions du monde qui remplissent – cycliquement, donc – nos colonnes de journaux. Car celles-là se déroulent scandaleusement alors même que les moyens d’y remédier sont bien présents !
Souvenez-vous de cette invective lancée par le ministre allemand responsable des affaires africaines contre la Chine, en juillet dernier. Il est reproché à l’empire du capitalisme communiste d’acheter en Ethiopie des terrains pour les consacrer à une agriculture intensive tournée vers l’export. Si tel est effectivement le cas, quid des populations locales, qui meurent de faim ?

Quand Nord-au-ventre-rond regarde Sud-au-ventre-creux

Autre paradoxe : la révolution agricole de la PAC européenne dans les années 1960 aura amené des gaspillages monstre sur notre propre continent (30 à 50 % de la production sur l’ensemble de la planète), et le retournement récent du modèle via la régulation communautaire ou le développement, certes spectaculaire, du bio n’enrayeront pas cet état de fait. En tout cas pas tout de suite. Aujourd’hui, et depuis plusieurs années, les agriculteurs n’y trouvent pas si souvent leur compte.

Nous vivons de ce point de vue dans un monde à deux vitesses. Marion Guillou, auteure de Neuf milliards d’hommes à nourrir, estime que 1,45 milliards des personnes vivant sur Terre sont surnourries. Comment avoir l’esprit tranquille quand le Nord-au-ventre-rond se gave en regardant le Sud-au-ventre-creux mourir ?
Notre réel modèle de solidarité internationale n’est-il pas à créer ici, comme une alternative à la fausse démocratie internationale ONU-OMC ? Hadj Khelil, notre fondateur mais aussi spécialiste de l’économie, aurait sans doute beaucoup à dire sur le sujet…

Pas de panique sur l’enjeu mutritionnel…what else?

Le quotidien gratuit Metro** cite Gilles Pinson, directeur de recherche à l’Ined (Institut national des études démographiques), qui explique qu' »On arrivera sans doute à nourrir 10 milliards d’habitants demain aussi bien, voire mieux, que 7 milliards aujourd’hui », sachant que depuis quarante ans, les rendements agricoles ont plus que doublé.

Si Bionoor s’intéresse au sujet, nos chers lecteurs l’auront compris, c’est bien sûr que la problématique agroalimentaire est clairement évidente. Mais aussi parce que les questions environnementales sont tout aussi prégnantes.
L’ONU prévoit qu’en 2050, 200 millions de personnes seront forcées de migrer à cause des dérèglements climatiques. En première ligne, le îles-Etats qui se préparent à subir de front la montée des eaux…qui en fait la subissent déjà. En Afrique, et Bionoor en sait quelque chose, c’est l’avancée du désert qui menace la stabilité géographique des populations. D’où la nécessité d’agir, chacun à son niveau.

L’enjeu plus inquiétant : le réchauffement climatique

Ici, davantage que de partage des vivres, il est question de multiplication des causes du réchauffement, chaque individu en étant un opérateur à une échelle très variable. Car plus nous seront nombreux, plus – si nous nos modes de vie n’évoluent pas – les rejets de GES (gaz à effet de serre) seront importants. La démonstration est mathématiquement évidente…a priori.

Mais qu’on ne se méprenne pas. La culpabilisation, qu’elle soit une pression extérieure ou autocentrée, n’a pas à être de mise.

Sur ces deux enjeux du nombre, que sont donc l’alimentation du septième milliard et les conséquences sur le climat, celle qui a le plus de raison de nous inquiéter est la deuxième, car la visibilité est faible sur l’avenir. Quant à la question alimentaire, l’important est de chercher des solutions, nous diraient les médias classiques. Et si nous puisions dans celles qui existent déjà ?





* Nous avons passé la barre des 6 milliards d’humains sur Terre en 1999
**Edition du 26 octobre 2011

Hadj Khelil donne de l’espoir aux jeunes de banlieue

Hadj Khelil, Bionoor & des LycéennesL’histoire d’Hadj Khelil donne de l’espoir aux jeunes de banlieue. Né à Alger et arrivé en France à l’âge de un an, il a grandi dans la ville de Drancy, a suivi toute sa scolarité en Seine-Saint-Denis. Diplômé d’une grande école de commerce, qui lui ouvre les portes d’une salle de marché à Londres, il préfère rentrer en France et créer son entreprise. Il y a dix ans, il lançait la première entreprise à introduire l’agriculture biologique en Algérie.

Malgré la réussite de son entreprise, Hadj Khelil est un homme humble et généreux. Toujours résident de la ville de Drancy, il s’implique dans la vie associative, s’appuie sur ses valeurs, comme la générosité et l’entraide, pour avancer. Il insiste sur le fait que tout en travaillant, il ne faut pas être esclave de sa vie. Il n’oublie pas d’où il vient et il est toujours prêt à embaucher des jeunes de banlieue.

 

Article réalisé par Dounia Bounoua, Leïla Motaïb, et Samantha Vaillant pour le journal du lycée Henri-Sellier (Seine-Saint-Denis), qui a trouvé un écho dans les colonnes du journal L’Humanité.

 

Il était un TEDx…

Des idées qui valent le coup d’être répandues pour changer le monde…parce que le rêve existe encore aujourd’hui !

TED - Ideas worth Spreading

C’est quoi TED ?

TED signifie Technology Entertainment Design, soit en français : Technologie Divertissement Design. Tout un programme, mais surtout le nom d’une conférence organisée par l’ONG The Sapling Foundation (La Fondation du Jeune arbre…ça nous parle chez Bionoor !), qui consacre son action à « la puissance des idées pour changer le monde ».
Au final, les évènements TED sont des conférences dont le concept est né en 1984 à Monterrey, près de San Franciso aux Etats-Unis. Les sujets sont très divers, ainsi que les intervenants eux-mêmes. Qui ne rêverait d’avoir une conversation avec Bill Gates au sujet des abeilles ?

En marge de la conférence mère TED, il existe le programme TEDx, qui permet à d’autres organisations, grâce à des licence, dupliquer l’expérience TED en dehors de son cadre originel grâce à des licences. Là encore, la mission est de propager au maximum les meilleures idées, tout en gardant la crédibilité du cadre.

Photo TEDx Alger

Un évènement exceptionnel à Alger
le 9 avril 2011

Hadj Khelil, de Bionoor, a pu récemment s’essayer à l’exercice, qu’il a réussi avec brio. Et pour cause, le thème était celui de « L’Esprit d’entreprendre ».
Le TEDx Alger a eu lieu le 9 avril dernier, à l’initiative d’un groupe d’étudiants de l’Ecole nationale algérienne Supérieure d’Informatique – le Club ETIC. Moyenne d’âge des
organisateurs : 20 ans !

Cet évènement, le deuxième seulement de l’histoire des TEDx à avoir été organisé par un groupe d’étudiants, a été une véritable vitrine de ce que l’Algérie compte de personnalités d’influence dans leurs sphères respectives. Parmi ces personnes, on a pu compter Fadhila Brahimi, papesse francophone du personal branding, Hind Benmiloud, première avocate algérienne spécialiste de la cybercriminalité, ou encore Rabah Ghezali, fondateur du TN2020 la Peace Academy.

Qu’en ressort-il au bout du compte ?

On a pu assister le 9 avril à une véritable séance de motivation collective. Dire que les Algériens ont besoin qu’on leur dise que des personnalités algériennes capables de changer le monde existent ne serait pas dénué de sens. Car après l’indépendance et la dernière qualification en coupe du monde de football, les causes d’autosatisfaction collective ne sont pas légion au pays d’Abdelkader.
Bref, comme le dit si bien un blogeur, « Beaucoup de participants sont ressortis inspirés, avec plein d’idées nouvelles (controversées ou pas) ».
Hadj Khelil dira lui-même qu' »il s’est passé quelque chose ». Espérons seulement que les effets restent…et qu’on assiste pas, la Méditerranée en miroir, à un autre syndrôme France 1998.

 

Hadj Kheli à l’honneur sur la télévision algérienne

Hadj Khelil, fondateur et gérant de Bionoor, a participé au premier TEDx Alger le 9 avril 2011. Il ne pensait pas que cet évènement aurait de telles retombées, médiatiques et autres, dans son pays de naissance : l’Algérie.
Le 12 mai dernier, Mohamed Kherifi, journaliste et chroniqueur sur la 3ème chaîne algérienne (Athalitha) – arabophone et satellitaire – lui a consacré sa chronique de l’émission de l’après-midi de la chaîne. La chronique est programmée tous les jeudis et s’intitule « Zoom Athalitha », le Zoom de la 3.
Un Zoom qui fait plaisir à Bionoor, et que l’équipe a souhaité partager avec ses amis arabophones.

(Une traduction sera opérée dès que nous en aurons la possibilité)

Le fondateur de Bionoor au TEDx Alger

Une chose est sûre : le passage de Hadj Khelil au TEDx Alger, le 9 avril dernier, ne sera pas passé inaperçu. Plus encore, il aura laissé des traces.

 

Hadj Khelil (Bionoor) au TEDx Alger

© BAR (Bougherbal Ammar Redouane)

Entre humour et sérieux, avec une longue introduction digne du stand-up, le discours a été entrecoupé de rires et d’applaudissements, pour finir couronné par une véritable standing ovation.

L’économiste Hadj Khelil explique que son parcours est le résultat d’un questionnement central « dans [s]on existence : c’est quoi la valeur des gens ? c’est quoi la valeur des choses ? ». En économie, c’est une angoisse globale depuis le XXème siècle. Continue reading

Bionoor au Bourget : parce que Amatullah le vaut bien

Le début d’un partenariat

logo AmatullahComme certains d’entre nos lecteurs le savent – presque tous – Bionoor est une société qui exporte des dattes bio certifiées AB depuis des exploitations soigneusement sélectionnées en Algérie.
C’est cette fibre dattière que l’association Amatullah a sollicité en mars dernier en vue du RAMF Continue reading

Bionoor dans le journal Les Echos

"Les Echos Entrepreneur"A 27 ans, Hadj Khelil aurait pu se voir comme le roi du pétrole. En effet, sorti de Sup de Co, c’est à la City de Londres qu’il a démarré sa carrière, en salle des marchés. Une belle expérience, des perspectives… « Mais au bout de quatre ans, j’avais envie d’autre chose. Quitte à travailler dix-huit heures par jour, autant le faire pour moi ».

 

Les débuts ne sont pas simples

Sa famille détenant depuis plusieurs générations des dattiers dans le désert, il se lance en 2002 en créant Bionoor, dont l’objectif est de produire et commercialiser les produits issus des terroirs algériens.
« J’avais gagné assez d’argent à Londres et j’ai débarqué en Algérie en croyant tout savoir, confie-t-il. Entre invasion de criquets et emballages défectueux, j’ai tout perdu, environ 45 000 euros ! J’ai fait toutes les erreurs possibles : main-d’oeuvre, stockage, logistique. Après quatorze mois au RMI, j’ai levé de l’argent auprès de mes proches. Je me suis relancé, en corrigeant cette fois mes erreurs« .

 

L’éthique, ça marche !

Aujourd’hui, Bionoor importe des denrées alimentaires issues du commerce équitable et du bio de plusieurs continents. Avec un « business model » qui a bien changé : la datte ne représente que de 15 à 20 % du chiffre d’affaires, qui s’élève à 1 million d’euros. Le reste est réalisé par la culture et la vente de pommes, de poires et, surtout, par la plantation d’arbres dans le cadre d’un programme de compensation carbone pour le compte de clients. Il emploie 30 à 40 personnes dans plusieurs pays (Algérie, Sénégal, Congo, etc.).

 

Chef d’entreprise et citoyen

A trente-sept ans, l’entrepreneur souhaite aujourd’hui aider les jeunes, via son association Connex’Cités. Son conseil ? « C’est vrai que l’âge peut être un handicap. Je fais plus jeune que mon âge, encore aujourd’hui ! Face aux clients, ma jeunesse ne faisait pas crédible. Mon premier client, un acheteur de grande surface, je l’ai eu au culot ; c’est donc costume obligatoire ! On apprend à séduire nos clients. Au final, l’argent vient d’eux et pas des banques ».

 

Article adapté de Valérie Talmon, Les Echos Entrepreneur.

 

Bionoor, l’entreprise qui reboise l’Afrique

Article de Gwenael Bourdon paru dans Le Parisien du 14 octobre 2010.

Téléchargez la version pdf de « Bionoor, l’entreprise qui reboise l’Afrique ».

 

des enfants plantent des arbres dans des écoles au NigerDe l’importation de dattes algérienne à la plantation d’arbre dans les cours des d’écoles en Afrique. Vous ne voyer pas le rapport ? Hadj Khelil patron de la société Bionoor, si! Voila quelques année que ce jeune entrepreneur d’Aulnay, ancien trader à Londres, allie avec succès deux activités : le commerce de produits équitables, et la compensation carbone. Soit la plantation de milliers d’arbres tous les ans dans plusieurs pays menacés par la désertification. Après le Sénégal, le Congo, l’Algérie, l’entreprise investit au Niger, en partenariat avec le secours populaire des Yvelines.

 

10 centimes prélevés sur chaque kilo de dattes

« Nous leur fournissions des dattes et on s’est mis à monter ce projet » , explique Hadj Khelil le chèque vient l’être signé, qui va permettre à une ONG locale d’acheter semences et matériel. « on plante dans les cours d’école. C’est un projet de reforestation pédagogique ! » souligne l’entrepreneur, « les enfants ce sentent responsables des plantes » renchérit Pascal Rodier, du Secours Populaire. « Pour les arbres, on choisit des espèces locales. Des arbres d’ombrage, des espèces vont servir de clôture pour les jardins, et des acacias pour reconstituer les zones de pâtures ».

Dans chaque pays, le principe est le même. Créer des pépinières ou se fournir auprès de partenaires, pour permettre ensuite aux jardiniers en herbe de reverdir leurs terrains de jeux. Bionoor finance ces opérations grâce à ses ventes, prélevant 7 centimes sur chaque kilo de pomme vendu, 10 centimes pour chaque kilo de dattes, et ainsi de suite. Mais il s’agit aussi d’un plan de développement pour l’entreprise fondée en 2002, puisqu’elle agit également pour le compte d’autres sociétés soucieuses d’environnement, grandes ou petites. Un restaurateur de Stains a ainsi contribué l’an dernier à la mise en terre de 250 plantes en Algérie. Ces opérations représentent un véritable investissement : « il faut en moyenne trois ans pour s’installer dans un nouveau pays. Ça représente environ 50000 euro » évalue Hadj Khelil, auquelle succès donne des ailes.

 

Dans un mois, un autre partenariat devrait être finalisé à Madagascar.

« L’an dernier, on a planté 5000 à 6000 arbres dans trois pays. Mais ce n’est rien comparé à ce qu’on pourra faire quand nos pépinières vont arriver à maturité ! Je vise 50 000 arbres plantés en 2014, dans une dizaine de pays » rien ne lui fera toutefois abandonner ce qui fut le point de départ de l’épopée Bionoor : l’importation des fameuses dattes algérienne produites sur des terres ou se trouvait autrefois la petite exploitation de son grand-père.