Si tu vas à Rio… Chronique n°3

C’est désormais officiel : Hadj Khelil a été invité par le philosophe et sociologue français Edgar Morin, afin de donner une conférence sur le thème « Ce que la valeur doit à l’éthique ». Cette intervention revêt une dimension internationale puisqu’elle se fera dans le cadre du Sommet de la Terre, qui se tiendra à Rio dans quelques jours. Entre la réservation des billets d’avion et les divers vaccins à faire chez le médecin, Hadj Khelil, fondateur et gérant de Bionoor, a pris le temps de nous dévoiler une partie de son intervention. C’est donc en exclusivité que nous vous la communiquons aujourd’hui.

 

« Ce que la valeur doit à l’Ethique »

 

Synopsis : Comme l’explique si bien Edgar Morin, nous vivons une époque de segmentation (puis de fragmentation) de la pensée. Cela conduit à une quasi impossibilité d’appréhender le caractère complexe (au sens d’interaction) des problématiques d’aujourd’hui. Il faudra trouver le moyen de créer de la valeur par l’éthique ou, dans le cas contraire, disparaitre. Pour l’instant l’outil le plus vraisemblable que nous ayons pour cela est l’entreprise. Peut-elle se convertir à l’éthique ou bien est-elle structurellement vouée à l’exploitation plus ou moins douce du genre humain ?

 

Contexte : Le monde prend une trajectoire pour le moins inquiétante, tel qu’il est expliqué dans l’ouvrage intitulé « La voie ». Nous faisons l’hypothèse que la fragmentation de la pensée a mené (entre autre) à une disparition de l’interrogation (transversale) sur l’origine de la valeur. C’est vrai sur bien des plans mais nous n’aborderons pour le moment que la dimension économique (et peut être philosophique). La terre a toutes les raisons d’être inquiète. Nous sommes arrivés à un point ou fabriquer de la valeur c’est fabriquer de la dette. L’Economie planétaire (Etats, Entreprises, Particuliers) est organisée autour d’une gigantesque imposture au sens arithmétique (possibilité de démonstration si besoin, si je perçois un intérêt de l’auditoire). Cette imposture devient comme l’infrastructure du système. A tel point que renoncer à ce fonctionnement semblerait renoncer au système lui-même ou le détruire. Même les plus conscients d’entre nous semblent impuissants devant cette mutation moderne du « La Bourse ou la vie ».

 

Objectif : Il s’agit donc de démontrer que des alternatives sont possibles.

 

Problématique : Accepter de vivre sans créer la valeur dont nous avons besoin revient à accepter une condition de parasite. La création de valeur est un préalable essentiel à une vie globalement harmonieuse. Il se trouve que cette mission est dévolue aux entreprises. Ce n’est pas le rôle des associations ou des ONG (jusqu’à preuve du contraire). La question est de savoir si une entreprise (au sens large) peut créer de la valeur de manière éthique ou si elles sont structurellement condamnées à naviguer dans les eaux troubles de « la roublardise et du déshonneur ».

 

« Ce que la valeur doit à l’Ethique » Sujet de la conférence donnée par Hadj Khelil (fondateur et gérant de Bionoor) dans le cadre du Sommet mondial « Rio +20 » / Juin 2012.

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