Ma banlieue…Akacia cite Hadj Khelil

Aujourd’hui nous tenons à donner un peu de visibilité à Akacia, jeune écrivain et poète de Seine-Saint-Denis, qui a récemment cité Hadj Khelil dans ses vers au gré d’un poème intitulé « Ma Banlieue ».

Bionoor_MaBanlieue

« Ma banlieue est malienne, algérienne, sénégalaise, égyptienne, marocaine, camerounaise, tunisienne…
Ma banlieue soupire car elle est souvent montrée du doigt, Continue reading

Bionoor dans le journal Les Echos

"Les Echos Entrepreneur"A 27 ans, Hadj Khelil aurait pu se voir comme le roi du pétrole. En effet, sorti de Sup de Co, c’est à la City de Londres qu’il a démarré sa carrière, en salle des marchés. Une belle expérience, des perspectives… « Mais au bout de quatre ans, j’avais envie d’autre chose. Quitte à travailler dix-huit heures par jour, autant le faire pour moi ».

 

Les débuts ne sont pas simples

Sa famille détenant depuis plusieurs générations des dattiers dans le désert, il se lance en 2002 en créant Bionoor, dont l’objectif est de produire et commercialiser les produits issus des terroirs algériens.
« J’avais gagné assez d’argent à Londres et j’ai débarqué en Algérie en croyant tout savoir, confie-t-il. Entre invasion de criquets et emballages défectueux, j’ai tout perdu, environ 45 000 euros ! J’ai fait toutes les erreurs possibles : main-d’oeuvre, stockage, logistique. Après quatorze mois au RMI, j’ai levé de l’argent auprès de mes proches. Je me suis relancé, en corrigeant cette fois mes erreurs« .

 

L’éthique, ça marche !

Aujourd’hui, Bionoor importe des denrées alimentaires issues du commerce équitable et du bio de plusieurs continents. Avec un « business model » qui a bien changé : la datte ne représente que de 15 à 20 % du chiffre d’affaires, qui s’élève à 1 million d’euros. Le reste est réalisé par la culture et la vente de pommes, de poires et, surtout, par la plantation d’arbres dans le cadre d’un programme de compensation carbone pour le compte de clients. Il emploie 30 à 40 personnes dans plusieurs pays (Algérie, Sénégal, Congo, etc.).

 

Chef d’entreprise et citoyen

A trente-sept ans, l’entrepreneur souhaite aujourd’hui aider les jeunes, via son association Connex’Cités. Son conseil ? « C’est vrai que l’âge peut être un handicap. Je fais plus jeune que mon âge, encore aujourd’hui ! Face aux clients, ma jeunesse ne faisait pas crédible. Mon premier client, un acheteur de grande surface, je l’ai eu au culot ; c’est donc costume obligatoire ! On apprend à séduire nos clients. Au final, l’argent vient d’eux et pas des banques ».

 

Article adapté de Valérie Talmon, Les Echos Entrepreneur.

 

Bionoor, l’entreprise qui reboise l’Afrique

Article de Gwenael Bourdon paru dans Le Parisien du 14 octobre 2010.

Téléchargez la version pdf de « Bionoor, l’entreprise qui reboise l’Afrique ».

 

des enfants plantent des arbres dans des écoles au NigerDe l’importation de dattes algérienne à la plantation d’arbre dans les cours des d’écoles en Afrique. Vous ne voyer pas le rapport ? Hadj Khelil patron de la société Bionoor, si! Voila quelques année que ce jeune entrepreneur d’Aulnay, ancien trader à Londres, allie avec succès deux activités : le commerce de produits équitables, et la compensation carbone. Soit la plantation de milliers d’arbres tous les ans dans plusieurs pays menacés par la désertification. Après le Sénégal, le Congo, l’Algérie, l’entreprise investit au Niger, en partenariat avec le secours populaire des Yvelines.

 

10 centimes prélevés sur chaque kilo de dattes

« Nous leur fournissions des dattes et on s’est mis à monter ce projet » , explique Hadj Khelil le chèque vient l’être signé, qui va permettre à une ONG locale d’acheter semences et matériel. « on plante dans les cours d’école. C’est un projet de reforestation pédagogique ! » souligne l’entrepreneur, « les enfants ce sentent responsables des plantes » renchérit Pascal Rodier, du Secours Populaire. « Pour les arbres, on choisit des espèces locales. Des arbres d’ombrage, des espèces vont servir de clôture pour les jardins, et des acacias pour reconstituer les zones de pâtures ».

Dans chaque pays, le principe est le même. Créer des pépinières ou se fournir auprès de partenaires, pour permettre ensuite aux jardiniers en herbe de reverdir leurs terrains de jeux. Bionoor finance ces opérations grâce à ses ventes, prélevant 7 centimes sur chaque kilo de pomme vendu, 10 centimes pour chaque kilo de dattes, et ainsi de suite. Mais il s’agit aussi d’un plan de développement pour l’entreprise fondée en 2002, puisqu’elle agit également pour le compte d’autres sociétés soucieuses d’environnement, grandes ou petites. Un restaurateur de Stains a ainsi contribué l’an dernier à la mise en terre de 250 plantes en Algérie. Ces opérations représentent un véritable investissement : « il faut en moyenne trois ans pour s’installer dans un nouveau pays. Ça représente environ 50000 euro » évalue Hadj Khelil, auquelle succès donne des ailes.

 

Dans un mois, un autre partenariat devrait être finalisé à Madagascar.

« L’an dernier, on a planté 5000 à 6000 arbres dans trois pays. Mais ce n’est rien comparé à ce qu’on pourra faire quand nos pépinières vont arriver à maturité ! Je vise 50 000 arbres plantés en 2014, dans une dizaine de pays » rien ne lui fera toutefois abandonner ce qui fut le point de départ de l’épopée Bionoor : l’importation des fameuses dattes algérienne produites sur des terres ou se trouvait autrefois la petite exploitation de son grand-père.

 

Bionoor reçoit le prix de l’économie solidaire

Les dirigeants de BionoorIl a repris fièrement la tradition familiale, avec les valeurs ajoutées de la qualité bio et du commerce équitable. Hadj Khelil, le patron de Bionoor, vient de recevoir le prix d’économie solidaire créatif dans la catégorie coopération avec les pays du Sud.

 

Outre les 5000 euros remis par le conseil régional d’Ile de France, c’est tout un réseau de ressources matérielles et techniques qui s’ouvre à cet enthousiaste entrepreneur d’Aulnay-sous-Bois. Epaulé par Jean-Sébastien Coûteux et Frédéric Solbes deux amis d’enfance de Drancy, Hadj Khelil est un vendeur de dattes peu banal. Avec son projet terroirs d’orient, il fait vivre une quarantaine saisonnières de Bir-Dijinin et embaucher trois intérimaires par mois en France. Continue reading

Commerce équitable : Hadj Khelil récompensé

Sur la carte du nord de l’Afrique, il pointe du doigt le haut-lieu de production de dattes algériennes. De Bir-Djinin à Aulnay-sous-Bois, il n’y a qu’un pas. A 32 ans, Hadj Khelil, directeur de la société Bionoor travaille en tout cas à établir des passerelles économiques qui favoriseront l’humain. « Quoi de mieux que de faire profiter les pays du Nord des produits de qualité du Sud, en faisant travailler les gens sur place, selon les critères de commerce équitable », s’enthousiasme le jeune patron, issu d’une illustre famille du Sahara. Lauréat du prix économie solidaire créatif dans la catégorie « Coopération avec les pays du Sud », le projet Bionoor Terroirs d’Orient fait vivre une quarantaine de saisonniers en Algérie d’octobre à janvier, sans compter les trois intérimaires par mois embauchés régulièrement en France.
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Bionoor cultive son business entre la France et l’Algérie

Un article de Philippe Flamand [email protected]

 


Après quelques année dans la Finance à Londres, Hadj Khelil s’est reconverti en 2002 dans le négoce de dattes en revisitant les fondamentaux de ce business. Homme filière, il jette un pont entre la France et l’Algérie, créant deux société de part et d’autre de la Méditerranée. Avec la volonté de faire les meilleures produits en toute équité. « Nous ciblons le haut de gamme. Pour cela, nous avons été les premiers à être certifiés bio en Algérie pour nos dattes Deglet Nour (les doigts de lumière, en France), la variété reine » .

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Hadj Khelil raconte Bionoor pour Algérie News

Voici un portrait de Hadj Khelil, rédigé par Fatiha Amalou-Aïd pour Algérie News.

 

Lorsque je lui ai envoyé un e-mail pour la première fois, je le connaissais entant que patron de Bionoor, société d’importation de produits bio d’Algérie, implantée en France. Il a répondu tout de suite à mon message. Par la suite, j’ai compris que sa modestie fait de lui un grand homme qui, malgré son jeune âge, a pu réussir dans sa vie professionnelle. J’ai fait plusieurs recherches sur son parcours, j’ai trouvé beaucoup de choses sur lui.

 

En fait, sa vie ne se résume pas en 30 ou 40 lignes, mais plutôt en un livre. La presse française l’a déjà découvert, en faisant de lui un héros du bizness. Mais, malheureusement, même s’il est connu pour certains patrons d’entreprises en Algérie, beaucoup ignorent son existence, même dans le monde de la presse.

 

Né à Alger en 1974, Hadj Khelil (Hadj parce qu’il est le premier mâle né après la mort de son grand-père qui avait fait 7 fois le pèlerinage à La Mecque) a tout plaqué pour aller planter des arbres dans le désert.

 

Avant, il s’est très tôt intéressé au monde de la finance. Pendant toute sa scolarité à Drancy à Saint-Denis, élève « fainéant mais intelligent » comme il se définit lui-même, il n’a jamais perdu de vue son objectif. Jusqu’à se retrouver à Oxford pendant sa dernière année d’études.
La City de Londres lui tendait alors les bras où il a travaillé comme trader. Le récit de sa vie commence ainsi : « J’ai eu toute la chance qu’on peut avoir, alhamdulilah ! » De la boutique de son père – avocat et procureur en Algérie, réparateur de télé à Barbès- à ses amours pour une maîtresse de maternelle qui lui ont donné le goût de l’école ; de son prof d’anglais génial au lycée Delacroix de Drancy à la fac de Saint-Denis, de Sup de Co (école de commerce) à Paris à la mythique université britannique d’Oxford. Le tout agrémenté de petits boulots dans la sécurité et de folles nuits parisiennes… « Une relation à la vie qui m’a rassasié » et qui lui fait dire aujourd’hui qu’« en banlieue, on peut avoir une jeunesse géniale ».

 

Fatigué de travailler pour d’autres, Hadj Khelil a voulu se lancer dans les matières premières. Le projet s’est concrétisé grâce aux terres léguées par ses ancêtres qui cultivaient les dattes depuis deux siècles du côté de Ouargla en Algérie. Il a fondé à l’âge de 27 ans, en 2001, une société de négoce en matières premières, Bionoor, spécialisée dans l’importation de dattes, dont il est sept ans plus tard le patron heureux et prospère. «Même quand ils me connaissent, les petits du quartier me disent : “On ne pourra jamais faire comme toi” ! ». Il milite donc pour la réussite. Les exploitations de datte algérienne de la famille Khelil se situent dans le périmètre de Bir Djinin à 5 km au sud du chef lieu de la commune de Ngoussa à Ouargla, sur 2 sites de production. La première année, ses exploitations sont ravagées par les criquets. En 2002, les dattes arrivent en France pourries : il avait négligé l’emballage, avoue t-il. À l’époque, le coup a été dur. De 2 tonnes de marchandises la première année, Hadj Khelil est passé à l’année suivante à 4 puis 8, 16, 32… Aujourd’hui, il en est à 200 tonnes.

 

Le commerce repose essentiellement sur les dattes mais la gamme s’élargit peu à peu : huile d’olive, pâtisseries orientales et produits dérivés de la datte. Hadj Khelil en créant son entreprise s’inscrit ainsi dans la tradition de sa famille qui exploite le commerce de la datte depuis 150 ans, tout en apportant une dimension innovante liée à la production biologique. Bionoor est installée dans les locaux de la Maison de l’entreprise et de l’emploi d’Aulnay-sous-Bois à Seine-Saint-Denis. Si Hadj Khelil se consacre pleinement au développement de son entreprise, il organise ponctuellement dans son quartier et dans la région parisienne des actions éducatives sur les bonnes pratiques alimentaires et le commerce équitable. Depuis, il a diversifié sa production, traite avec de nombreux exploitants, livre chez Carrefour comme chez Fauchon, donne pour 20 000 euros de produits aux Restos du cœur.

 

Hadj Khelil ne s’arrêt pas là. Il anime actuellement une nouvelle chronique diffusée sur BFM radio. Dernièrement, Hadj Khelil a parlé de la crise économique, et s’est étonné que « tout le monde parle des subprimes, mais que personne ne cherche vraiment à savoir où ça brûle… » Voilà quatre mois que ce jeune patron se familiarise avec le métier de chroniqueur radio. Quatorze minutes, une fois par mois. « Ça me demande six ou huit heures de préparation à chaque fois ! Dire qu’au début, je pensais pouvoir tenir deux heures ! », s’exclame le trentenaire. Il faut dire qu’il a la tchatche, Hadj Khelil. Consacré « Talent des cités » et « Talent de la création d’entreprise » en 2006, Hadj Khelil a tout de l’exemple parfait.

 

« Hadj Khelil créateur de Bionoor » par l’AJE

La prise en compte des problématiques écologiques est en train de prendre un vrai tournant mondial et créée, à ce titre, de nouveaux emplois.

 

Tous les secteurs et métiers sont concernés : le gouvernement, le management, le conseil et les ressources humaines. Mais aussi la solidarité, l’aménagement du territoire, l’amélioration du cadre de vie, l’agriculture, ‘environnement et les éco-industries.
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Hadj Khelil dans le magazine Challenges

Article publié dans le magazine Challenges N° 72, en date du 22 mars 2007

 

Aynur Boldaz, turque vivant en AllemagneAynur n’oubliera jamais la date. 18 décembre 1987, le jour de son arrivée à Berlin, deux ans après son mariage. « Tout était sombre. Il faisait froid. Il pleuvait. On me parlait, je ne comprenais». Elle accompagne son mari, venu rejoindre ses parents, un de ces meilleurs couples de travailleurs turcs « invités » par le gouvernement, comme dit la langue allemande, pour participer au miracle économique.
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