Circuit courts et circuits longs en Bio : à vous de jouer

Quelques b(i)onnes nouvelles, et on ne va pas s’en plaindre chez Bionoor, spécialiste en dattes fraîches depuis. D’après une enquête réalisée par le ministère de l’Agriculture, de plus en plus d’exploitations  agricoles sont en train de se convertir au Bio (de 2010 à 2013, + 20%, soit environ 5000 nouvelles exploitations Bio en 3 ans). Conséquence directe de cette 1ère bonne nouvelle, une autre bonne nouvelle : la création d’emplois dans le secteur. En effet, une fois la transition en Bio réalisée, les responsables d’exploitations devront embaucher, pour faire face au surplus de travail (vous devinez bien qu’une exploitation Bio nécessite plus de main-d’œuvre qu’une exploitation traditionnelle). Ainsi, pour permettre à cette embellie de s’inscrire dans le temps, notre rôle de consommateurs est central, et ce, à un double niveau : au niveau des circuits courts et des circuits longs. Explications.

Le circuit court et le Bio

Il est connu que les circuits longs (grande distribution notamment), ne favorisent pas toujours un développement pérenne des exploitations agricoles lorsque les volumes et les marges ne suivent pas. La pression des prix et les conditions d’achat des GMS (reprise des invendus par exemple) créent une certaine vulnérabilité économique chez les producteurs Bio (en dépit des volumes plus importants de ventes). On comprend aisément que la multiplication des intermédiaires dans un circuit long de distribution est souvent synonyme d’érosion des prix à la source. Une des solutions est donc de favoriser les circuits courts, avec la vente directe chez l’exploitant, permettant des tarifs plus justes. Il est donc important pour chacun d’entre nous de faire un petit effort pour consommer chez l’exploitant directement, quitte à devoir faire quelques km de plus. Le site AgenceBio.org dispose justement d’un annuaire vous permettant de trouver rapidement un producteur Bio près de chez vous (voici le lien). Cela aidera la filière à se maintenir et à se développer, et à pousser d’autres exploitants à franchir le pas.

Mais d’autres solutions existent.

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Le circuit long et le Bio

Un des meilleurs exemples de ce type de distribution est celui du marché du lait. Alors que le marché global du lait connaît un vrai recul, celui du lait Bio affiche de beaux chiffres. Vendu environ entre 20 et 50 centimes de plus par litre par rapport à un litre de lait classique, le prix du lait Bio semble ne pas inquiéter les consommateurs outre mesure, puisque ceux-ci répondent « présents » et démontrent un réel intérêt pour ce produit.  Au final, il est apparu que l’offre de lait Bio ne suivait pas la demande, preuve d’un engouement manifeste chez les clients finaux.

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Les volumes ont permis de donner une rentabilité aux producteurs de lait, et conséquence immédiate de ces chiffres réjouissants, des demandes de conversion en Bio chez les producteurs de lait qui se multiplient. En revanche, il est important de signaler que la transition d’une exploitation vers une production de lait Bio prend du temps, car des changements structurels profonds sont demandés, ainsi qu’une réorganisation des méthodes d’alimentation et de traitement. Mais qu’à cela ne tienne, il semblerait que l’optimisme régnant autour du Bio fait tâche d’huiles auprès des différents acteurs de la filière, et tout cela montre que VOTRE travail finit par payer.

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