Bionoor, vers un commerce éthique

Grâce à la pépinière d’entreprise d’Aulnay, une jeune firme, Bionoor, a développé l’importation de dattes biologiques en provenance d’Algérie. Depuis, le succès des dattes du monde ne se dément pas.

 

Distribution de dattes bios Bionoor aux écoliers d'AUlnay

 

Le projet de Jean-Sébastien Coûteux et Hadj Khelil, s’est concrétisé lorsque l’oncle de ce dernier, installé à l’Alger, leur a proposé de prendre le relais et de s’occuper des plantations de dattes que la famille Khelil possède depuis plus d’un siècle au nord du Sahara algérien. Ce projet un peu fou a été vécu par Hadj comme un retour aux sources, même s’il est très attaché à ses racines aulnaysiennes. Créée de manière intuitive, Bionoor à vite connu les difficultés de croissance des jeunes pousses Hadj, qui avait suivi des études de commerce, a saisi les avantages de s’implanter dans les locaux de la Maison de l’Entreprise et de l’Emploi. La structure leur a imposé une discipline sur les horaires et la rigueur d’un cadre qui a développé leur efficacité. Elle leur à aussi offert un accès rapide aux informations et aux conseils dont ils avaient besoin pour travailler sur le plan juridique et sur le plan comptable. Organisant prudemment l’avenir de leur société, ils ont d’ailleurs préféré choisir un développement plus lent privilégiant l’autofinancement sur l’emprunt bancaire traditionnel.

 

Vers un commerce mondial éthique ?
Hadj et Jean-Sébastien ont réussi à développer un partenariat régulier avec la grande surface locale. Ils s’apprêtent ainsi, pour l’occasion de prochain ramadan, a lui livrer quatre tonnes de dattes et de pâtisseries orientales. Outre cette diffusion locale, les deux jeunes chefs d’entreprise poursuivrent leur prospection auprès d’autres enseignes de la grande distribution en France. De plus le succès aidant, ils commencent à diversifier leur activité en proposant d’autre produits comme de l’huile d’olive et une grande variété de pâtisseries.
Désormais, la production annuelle atteint le palier des trois cents tonnes dont une centaine est exportée vers la France, le reste étant consommé localement en Algérie et dans les pays du Maghreb.

 

Avec leur concept novateur de culture biologique importé en Algérie, Hadj et Jean-Sébastien ont rédigé une charte en quatorze points dont les axes proposent la préservation des sites algériens de production par une exploitation raisonnée, le respect des producteur locaux et des clients, l’ensemble accompagné d’actions en faveur des organisations caritatives.
Car leurs activités ne se résume pas au commerce. Elle s’inscrit également dans une philosophie de la solidarité et du partage. Avec l’aide de madame David, adjoint au maire déléguée à la Santé et aux restaurants municipaux, ils ont planté, au printemps dernier, leur tente de bédouin dans une école primaire d’Aulnay « Notre volonté, précisent Hadj et Jean-Sébastien, reste aussi un projet pédagogique avec un éveil au goût des plus jeunes. Dans le cadre de ces échanges, nous souhaitons offrir à nos hôtes un regard différent sur des paysages et des coutumes sans clichés que la distance ou l’ignorance imposent ». Avec ces entrepreneurs d’un genre nouveau, la mondialisation tant décriée aurait-elle une âme ?

 

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