Communiqué de presse : « La viande halal bio Bionoor-Tendre France disponible chez Carrefour Market ! »

Bionoor Tendre France est la première marque française à proposer de la viande halal bio, certifiée à la fois par AVS et Ecocert (AB). La marque, créée en 2012, a fait le choix audacieux de ne proposer que des bêtes françaises, de race Charolaise (race noble). Avant cela, Bionoor a été la première entreprise à commercialiser des dattes algériennes de variété Deglet Nour certifiées Bio (disponibles dans des enseignes comme Monoprix).

Une bonne nouvelle …

Depuis quelques semaines, Bionoor Tendre France, le pionnier en France en matière de viande Halal Bio, commercialise ses produits dans certains magasins Carrefour Market d’Ile-de-France, mais aussi dans les Ardennes (08), dans l’Aube (10), dans la Marne (51) et dans l’Oise (60). De manière plus précise, les produits Bionoor Tendre France proposés se déclineront en steaks hachés bio « Le Plaisir Charolais » et charcuteries bio (salami et chorizo).

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En proposant des produits halal bio dans des magasins tels que Carrefour Market, Bionoor Tendre France a souhaité miser sur la proximité, afin de mettre à la disposition du plus grand nombre de la viande halal bio de qualité. L’autre objectif poursuivi en choisissant une enseigne comme Carrefour Market (+ de 1000 magasins en France), c’est la capacité d’approvisionnement. Les produits seront plus facilement disponibles dans les rayons dans ce type de magasins.

Pour le moment, les produits Bionoor Tendre France seront en vente en majorité en Ile-de-France, mais étant donné que le référencement a été fait au niveau national, les consommateurs de Province pourront facilement obtenir ces articles en rayons dans leurs magasins. Pour cela, il suffit d’en formuler la demande à son Carrefour Market, et ce dernier sera en mesure, dès lors que la demande sera importante, de commander les produits, et de les recevoir sous une dizaine de jours.

Selon son fondateur Hadj Khelil, ce premier succès pourrait créer un effet boule de neige : « D’ici fin 2017, nous espérons être présents dans la majorité des grandes villes françaises ».

… qui en appelle d’autres

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Au-delà de ces considérations commerciales, l’objectif recherché par Bionoor Tendre France est plus profond : pouvoir proposer et démocratiser le Bio partout en France, tout en encourageant une filière soucieuse de la qualité des aliments, mais aussi de la manière dont les bêtes sont élevées, traitées, nourries, soignées et abattues. A l’heure où le marché du Halal se cherche un nouveau souffle, Bionoor Tendre France s’affirme comme porteur d’un nouveau mode de consommation, empli de respect de l’environnement, des animaux et des individus. Plus encore, la société basée à Aulnay-sous-bois (93) aspire à alerter et sensibiliser de manière progressive les consommateurs musulmans sur la qualité, – médiocre à différents niveaux-, de la viande halal actuellement sur le marché. En effet, la grande majorité des viandes qui circulent se distingue malheureusement par une faible qualité musculaire, mais aussi sanitaire (traitement aux antibiotiques, élevage industriel, nourriture souvent à base d’OGM, etc…). Comme le souligne le numéro 2 de Bionoor Tendre France Samir El Badaoui, l’ambition est également « de valoriser l’excellence française » à travers la mise en avant de ces produits qualitatifs.

Pour finir, la société Bionoor Tendre France annonce à ses chers clients de belles surprises dans les semaines à venir. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel Tendrefrance.fr ou sur la page Facebook de la marque.

Marketing éthique : l’explosion du paradigme

Marketing éthique : l’explosion de paradigme

Aujourd’hui, fort heureusement, de plus en plus de clients et d’institutions sont préoccupés par la dimension éthique des affaires et des échanges. Par voie de conséquence, les entreprises ont été contraintes de s’adapter à cette nouvelle donne, à la fois lente mais tellement porteuse d’espoirs : dans les pays de l’OCDE, une étude a permis de montrer que 35% des individus se sentent concernés par des notions humanistes telles que l’éthique et le développement personnel.

Comment pouvoir satisfaire cette nouvelle demande, alors que le marketing a longtemps été synonyme de valeurs mercantiles et machiavéliques ?

Le point de vue de Hadj Khelil, fondateur de Bionoor et expert en Green-Business.

Du Développement de produit au développement des valeurs

On a effectivement assisté depuis quelques années maintenant à un changement de paradigmes, à un bouleversement de valeurs. D’un système économique basé sur le développement de produits et des marques, nous sommes finalement passés à un système de développement des valeurs.

Mais à y regarder de plus près, cette évolution paraît un tantinet logique. Souvenez-vous il y a quelques dizaines d’années, la tonalité des publicités à l’heure des 30 Glorieuses : en pleine croissance, les pays industrialisés voyaient, à grands coup de politique keynésienne, leur population s’accroitre et augmenter leur pouvoir d’achat. A ce moment-là, la communication, fort « industrialisée », ressemblait à une sorte d’appel à l’achat standard, primitif, très axé sur le tapage commercial. Peu à peu, avec le début d’une nouvelle ère de consommation, la communication devenait plus tournée vers le client, où l’on essayait de le séduire par des slogans plus subtils, plus évocateurs, plus subliminaux.

C’est alors qu’à l’heure des NTIC, et des nouveaux changements observés dans notre économie moderne en termes de valeurs, centrées sur le Vert, l’éthique, le durable, la sincérité, la transparence, etc…le marketing devait s’adapter à ce bouleversement économique et social, et donna finalement lieu à un marketing dit éthique. L’objectif est non plus de vendre de manière sauvage, mais d’inviter le consommateur à une réflexion sur « comment rendre ensemble ce monde meilleur ».

L’impact du Web 2.0 et des réseaux sociaux

Indéniablement, l’émergence dans un premier temps d’Internet, puis du Web 2.0 et des réseaux sociaux, a jeté les bases d’une nouvelle forme de concurrence pour les entreprises, axée sur un point fondamental de la communication et du marketing : c’est l’accès à l’information. Depuis, le rapport de force a changé : chaque entreprise, chaque marque, se voit obligée de mettre en pratique un certain nombre de valeurs, de morales, d’éthique donc, sous peine de voir son image auprès des consommateurs remis en cause, voire carrément ternie. Après la révolution consumériste initiée par Ralph Nader aux Etats-Unis, un nouveau cap vient d’être franchi, grâce à un usage plus responsable et citoyen d’Internet, outil lui-même développé pour des activités militaires dans un premier temps, et devenu ensuite un des leviers de la mondialisation. Dr Frankenstein n’aurait pas fait mieux.

RH et Green-Business : comment recruter et manager éthique ?

RH et Green-Business : comment recruter et manager éthique ?

Lorsque l’on parle de recrutement éthique, on pense souvent, à juste titre, à l’éthique du recruteur. On s’interroge alors tout naturellement sur la procédure de sélection des candidats : le recrutement n’a-t-il pas fait l’objet de discriminations ? A-t-on donné la même chance à tous, quel que soit son sexe, ses origines, sa religion, sa couleur ?

Si cette approche n’est pas mauvaise en soi, elle ne peut être suffisante dans une démarche « Verte » de Ressources Humaines. Car recruter éthique, c’est aussi se questionner sur l’éthique du recruté. Comment alors déceler ce potentiel humain ?

Le point de vue de Hadj Khelil, expert en Green-Business.

Des techniques pour déceler le potentiel éthique

S’il n’existe pas de recette miracle en la matière, quelques outils et techniques peuvent aider à révéler le niveau d’éthique du candidat, et l’importance accordée par celui-ci aux valeurs humaines.

En premier lieu, le questionnement comportemental. Il s’agit ici de poser une question implicante au prétendant au poste, sur une de ses expériences professionnelles passées par exemple, pour pouvoir évaluer son niveau d’éthique. Illustration : « Dans vos expériences passées, avez-vous été amené à mentir ? » Ou encore : « Cacher des informations à votre client pour conclure une vente fait-il partie « du jeu » du commercial ? »

D’autre part, peut également être utilisée la mise en situation professionnelle, avec des tests psychologiques individuels ou de groupe de gestion de crise par exemple. Vous décèlerez assez rapidement les individus qui sont prêts à tricher pour arriver à leur fin, et ceux qui préservent leur intégrité naturelle dans pareilles situations.

Disons-le tout de suite, l’exercice est délicat, subtil, cocasse. Car en se lançant dans de telles pratiques, si l’art et la manière de le faire n’est pas au rendez-vous, vous vous exposerez vous-même à un manque d’éthique. Donc, en cadrant bien vos questions et vos mises en situation (des cabinets spécialisés en Management éthique existent et peuvent vous aider en cela), l’objectif est ainsi d’observer, dans un contexte précis, sa réaction et sa manière d’être réelle. Vous pourrez ainsi juger de son potentiel « moral » d’une part, mais aussi de sa capacité, et c’est là tout l’intérêt du Management éthique d’un point de vue Business, à apporter des solutions en période de crise.

Un « investissement » en capital humain à long terme

Effectivement, recruter éthique, puis former éthique, est un réel « pari » sur l’avenir. Il n’est un secret pour personne que le sérieux, la transparence et le respect des différents partenaires contribueront à terme à fidéliser ces derniers. Pour cela, il ne faut pas compter uniquement sur la qualité du recrutement, mais également mettre en place une politique de formation à tous les niveaux de l’entreprise : commercial, marketing, managérial, financier,… etc Ces différents pôles convergeront ainsi vers un dénominateur commun : rendre son business à la fois plus rentable et plus éthique. Mais cela demande bien évidemment du temps puisque cela suppose la remise en cause d’un certain nombre de standards inhérents à la pratique des affaires. Tout un programme.

Rendre votre Business plus vert par la R&D

Comment rendre votre Business plus vert par la R&D?

Si l’importance et le caractère stratégique de la R&D fait l’unanimité chez tous les entrepreneurs, sa mise en pratique pour rendre son business plus écologique et éthique demeure encore balbutiante. La faute à une mauvaise vision de l’innovation, de la R&D,… et du Green-Business.

Pour mieux appréhender ces concepts et comprendre comment la RD peut rendre votre activité plus durable, l’expertise de Hadj Khelil « Business vert », fondateur de la société Bionoor.

Lever certaines ambiguités autour de la R&D dédiée Green-Business

Tout d’abord, il faut bien comprendre que la R&D au service du Green-Business, ce n’est pas seulement équiper ses chercheurs d’outils et de matériaux recyclables, c’est mettre cette activité au service de l’environnement et de l’éthique.

Parce qu’en Green-Business comme ailleurs, compte-tenu de la problématique de compétitivité française à laquelle beaucoup d’entreprises sont confrontées, la RD est devenue au fil du temps, une réelle nécessité stratégique. Pourtant, ce levier de valeur ajoutée, qui pesait 436 milliards de $ aux Etats-Unis en 2012 (soit presque 10 fois plus qu’en France la même année !), souffre d’une certaine négligence en France, en partie due à un blocage d’ordre culturel. Dans nombre de PME/TPE françaises, la dimension « recherche et développement » est perçue comme une activité complexe, utopique, et donc réservée aux grandes entreprises. Ce qui, comme nous allons le voir plus bas, est complètement erroné.

Dans un tel contexte, la volonté de rendre son business plus vert par l’innovation semble plus que jamais compromise. Heureusement, des solutions existent.

Des aides et des idées pour vous lancer

Par exemple, en Ile-de-France, selon votre activité, deux dispositifs existent pour aider les PME et TPE à faire de la R&D. Ce sont l’ARAQ (Aide Régionale à l’Agroalimentaire de Qualité) et l’AIMA (Aide à la Maturation de Projets Innovants) : ces organismes interviennent ainsi à deux niveaux. Sur le plan financier, ces structures peuvent couvrir jusqu’à 70 % de vos investissements en R&D.

D’un point de vue technique et industriel, des professionnels vous aident à définir le contenu de votre projet, et vous orientent par la suite vers des chercheurs spécialisés dans la résolution opérationnelle de votre projet.

Concrètement, notre société Bionoor a fait appel à cette aide pour le développement d’une charcuterie Bio Halal, et a pu bénéficier de conseils d’experts en la matière. Toute la difficulté était de trouver des solutions, dans notre cas d’espèce, afin de rendre les ingrédients bio, les procédés industriels bio, le savoir-faire bio, etc… pour pouvoir obtenir à la fin un chorizo Bio halal selon les conditions de l’Agriculture Biologique.

Si tu vas à Rio… Chronique n°3

C’est désormais officiel : Hadj Khelil a été invité par le philosophe et sociologue français Edgar Morin, afin de donner une conférence sur le thème « Ce que la valeur doit à l’éthique ». Cette intervention revêt une dimension internationale puisqu’elle se fera dans le cadre du Sommet de la Terre, qui se tiendra à Rio dans quelques jours. Entre la réservation des billets d’avion et les divers vaccins à faire chez le médecin, Hadj Khelil, fondateur et gérant de Bionoor, a pris le temps de nous dévoiler une partie de son intervention. C’est donc en exclusivité que nous vous la communiquons aujourd’hui.

 

« Ce que la valeur doit à l’Ethique »

 

Synopsis : Comme l’explique si bien Edgar Morin, nous vivons une époque de segmentation (puis de fragmentation) de la pensée. Cela conduit à une quasi impossibilité d’appréhender le caractère complexe (au sens d’interaction) des problématiques d’aujourd’hui. Il faudra trouver le moyen de créer de la valeur par l’éthique ou, dans le cas contraire, disparaitre. Pour l’instant l’outil le plus vraisemblable que nous ayons pour cela est l’entreprise. Peut-elle se convertir à l’éthique ou bien est-elle structurellement vouée à l’exploitation plus ou moins douce du genre humain ?

 

Contexte : Le monde prend une trajectoire pour le moins inquiétante, tel qu’il est expliqué dans l’ouvrage intitulé « La voie ». Nous faisons l’hypothèse que la fragmentation de la pensée a mené (entre autre) à une disparition de l’interrogation (transversale) sur l’origine de la valeur. C’est vrai sur bien des plans mais nous n’aborderons pour le moment que la dimension économique (et peut être philosophique). La terre a toutes les raisons d’être inquiète. Nous sommes arrivés à un point ou fabriquer de la valeur c’est fabriquer de la dette. L’Economie planétaire (Etats, Entreprises, Particuliers) est organisée autour d’une gigantesque imposture au sens arithmétique (possibilité de démonstration si besoin, si je perçois un intérêt de l’auditoire). Cette imposture devient comme l’infrastructure du système. A tel point que renoncer à ce fonctionnement semblerait renoncer au système lui-même ou le détruire. Même les plus conscients d’entre nous semblent impuissants devant cette mutation moderne du « La Bourse ou la vie ».

 

Objectif : Il s’agit donc de démontrer que des alternatives sont possibles.

 

Problématique : Accepter de vivre sans créer la valeur dont nous avons besoin revient à accepter une condition de parasite. La création de valeur est un préalable essentiel à une vie globalement harmonieuse. Il se trouve que cette mission est dévolue aux entreprises. Ce n’est pas le rôle des associations ou des ONG (jusqu’à preuve du contraire). La question est de savoir si une entreprise (au sens large) peut créer de la valeur de manière éthique ou si elles sont structurellement condamnées à naviguer dans les eaux troubles de « la roublardise et du déshonneur ».

 

« Ce que la valeur doit à l’Ethique » Sujet de la conférence donnée par Hadj Khelil (fondateur et gérant de Bionoor) dans le cadre du Sommet mondial « Rio +20 » / Juin 2012.

BFM Radio invite Hadj Khelil pour parler de Bionoor

Quelle est l’actualité de Bionoor ?

Bionoor est attributaire d’un marché public ; c’est notre dixième. Il est important de voir que l’on peut être une petite entreprise et être attributaire d’un marché public d’envergure nationale. En l’espèce, c’est un marché de 150.000 euros par an.
Aujourd’hui, suite au Grenelle de l’environnement, il y a eu une impulsion par rapport aux circuits courts, par rapport aux consommations peu polluantes, moins consommatrice en CO2. Ce marché colle parfaitement avec notre projet de produire en local. Je vous explique : Bionoor est en contrat avec une dizaine de producteurs en Île de France, et les collectivités locales franciliennes nous achètent les denrées produites à 10 ou 20 kilomètres du lieu où elles sont consommées.
Comme ce sont des collectivités qui s’occupent d’enfants, l’idée est de pouvoir emmener ces derniers pour voir sur les arbres, les fruits qu’ils vont manger à la cantine.

 


Comment ça se vit un appel d’offre, c’est assez compliqué, non ? Racontez-nous…

En fait, ce n’est pas si dur que ça. Pour rassembler les documents j’ai mis environ trois semaines. Le plus important, c’est d’être carré et nickel ; si on est en retard d’une cotisation, c’est fini.
Pour candidater, ça a été trois semaines de rédaction où il a fallu expliquer les spécificités de Bionoor : notre démarche, ce qui fait que l’on se distingue, et notre valeur ajoutée. Les gens qui lisent notre dossier sont très contents. D’habitude, les sociétés qui remportent ces marchés sont généralement des mastodontes qui arrivent avec des copier-coller des mêmes marchés et donc qui les obtiennent assez souvent. C’est une technique qui semble bien marcher car même si les appels d’offres sont européens, au moment de la consultation finale on retrouve toujours trois ou quatre sociétés… toujours les mêmes! Mais il suffit que quelqu’un arrive de manière un peu différente, avec étude particulière et une vraie idée, ce qui est notre cas, on arrive à se distinguer assez facilement.

 

Bionoor et la plantation d’arbres, ça en est où?

Pour remettre cette action dans son contexte, il faut expliquer comment se sont faites les choses : Les accords de Marrakech permettent de compenser les émissions de CO2 des pays du Nord, en plantant des arbres dans les pays du Sud. C’est du développement durable par la compensation carbone.
Aujourd’hui, dans cet enjeu environnemental, il y a tout et rien à la fois. Il y a des gens qui s’investissent beaucoup quantitativement, mais sans ligne directionnelle. Nous, chez Bionoor, on avance en suivant une démarche : on plante des arbres dans le désert, mais on ne s’arrête pas là. Planter simplement des arbres, ça ne sert à rien. Notre objectif est de sensibiliser les gens sur la plantation d’arbres dans les pays du Sud (Algérie, Sénégal, Congo, Madagascar…), et par ce biais on les sensibilise aux problématiques de l’environnement. Aujourd’hui Bionoor plante plusieurs milliers d’arbres par an, et ceci de façon très qualitative.
En effet, on ne se contente pas juste de planter des arbres dans le désert ; on le fait au sein des écoles dans le cadre de nos programmes de reforestation pédagogique. C’est la démarche qualitative qui compte et qui porte des résultats : sensibiliser les enfants aux enjeux liés aux arbres comme la préservation de l’environnement ou la préservation de l’eau, et surtout planter des arbres avec eux.
Pour faire un travail concret, productif et évolutif, on a mis en place un support qui permet d’appuyer cette sensibilisation pédagogique. Bionoor va donc sortir un livret qui s’intitule « Le carnet de santé de mon arbre ». Ce livret a du sens. L’idée c’est de le donner aux enfants car il explique comment planter un arbre, comment ça grandit, comment ça se protège, comment ça s’entretien, etc. En plus d’Edgar Morin qui nous a fait l’honneur de préfacer ce livret, Bionoor a réuni 10 grands penseurs ou références du monde de la pensée, et chacun d’entre eux donne un message pour les enfants.
Les trois dernières lignes de la préface d’Edgar Morin sont les suivantes : « Que les enfants apprennent à connaitre et à aimer les arbres, c’est une œuvre de salut pour l’Afrique et l’Humanité ».
Ce livret doit sortir pour mi-juin, et un site web devrait sortir en parallèle. Ce carnet de santé sera distribué gratuitement aux enfants avec les arbres.

 

Marc Ménasé, Président fondateur de Meninvest, vous en pensez quoi de ces projets ?

Ce qui est incroyable, c’est la diversité de cette entreprise Bionoor, ainsi que la façon de faire éclore ce business. C’est surprenant. On voit bien que pour réussir, l’entrepreneur doit avoir comme qualité la faculté d’adaptation, et d’aller trouver de nouveaux business à lancer ; le challenge n’est pas facile.

 

Hadj Khelil, un commentaire ?

L’équation qu’on essaye de résoudre, c’est qu’en faisant des choses éthiques, on peut faire tourner une enterprise. Pour Bionoor, c’est la vertu qui sera la clé de cette équation : fabriquer de l’argent propre, fabriquer de la richesse de manière éthique, c’est-à-dire sans en détruire ailleurs, c’est ça l’avenir. Aujourd’hui, on est 10.000 « entrepreneurs sociaux » dans le monde ; j’espère qu’on arrivera à prouver que notre démarche est possible, viable, et qu’elle est reproductible pour d’autres sociétés.

 

 

Pour écouter la chronique de Hadj Khelil (cliquez ici)

 

 

Bionoor : une démarche bien spécifique

 

Notre approche est originale et raisonnée. Il est pour nous fondamental que nos clients et amis en aient la meilleure connaissance, en toute transparence.

 

En voici les points essentiels :

Des produits locaux : Bionoor travaille à la valorisation de l’excellence locale. Nos régions sont parfois des terroirs de productions rares qu’il est judicieux de faire découvrir notamment aux enfants. A cet égard, les organismes de restauration municipale de région parisienne avec lesquelles nous travaillons emmènent régulièrement leurs convives visiter les exploitations de nos agriculteurs. Ils peuvent ainsi voir à la source les fruits et les légumes qui leur seront servis un jour.

 

Des produits « Opticarbone » : pour nous, l’optimalité carbone est loin d’être un vain mot. Elle est au coeur de l’activité de Bionoor, avec des produits dont le transport dégage le minimum de CO2 possible. Ainsi, nous garantissons à nos clients des denrées produites au plus proche : les pommes et les poires en France, les dattes en Algérie, etc.

 

Des produits de qualité, issus de l’agriculture biologique ou raisonnée, sélectionnés pour leurs propriétés organoleptiques exceptionnelles : ils sont bons au goût, beaux à la vue et agréables au toucher. Des produits en moyenne moins onéreux que la concurrence.

 

Parce que nous nous efforçons de suivre de manière rigoureuse les règles de la production et du commerce éthiques, nos produits sont conformes à notre charte de Commerce Ethique et Equitable.

 

Lutter efficacement contre la déforestation dans le Sahel : la consommation de nos produits s’inscrit en partie dans un programme de reforestation du Sahel. A travers la collecte d’une prime, CE MARCHE POURRAIT PERMETTRE LA PLANTATION DE CENTAINES D’ARBRES DANS DES ECOLES DU SAHEL.

 

Pour plus d’information vous pouvez visiter notre site internet (www.bionoor.com) ou nous contacter.

 

Bionoor dans le journal Les Echos

"Les Echos Entrepreneur"A 27 ans, Hadj Khelil aurait pu se voir comme le roi du pétrole. En effet, sorti de Sup de Co, c’est à la City de Londres qu’il a démarré sa carrière, en salle des marchés. Une belle expérience, des perspectives… « Mais au bout de quatre ans, j’avais envie d’autre chose. Quitte à travailler dix-huit heures par jour, autant le faire pour moi ».

 

Les débuts ne sont pas simples

Sa famille détenant depuis plusieurs générations des dattiers dans le désert, il se lance en 2002 en créant Bionoor, dont l’objectif est de produire et commercialiser les produits issus des terroirs algériens.
« J’avais gagné assez d’argent à Londres et j’ai débarqué en Algérie en croyant tout savoir, confie-t-il. Entre invasion de criquets et emballages défectueux, j’ai tout perdu, environ 45 000 euros ! J’ai fait toutes les erreurs possibles : main-d’oeuvre, stockage, logistique. Après quatorze mois au RMI, j’ai levé de l’argent auprès de mes proches. Je me suis relancé, en corrigeant cette fois mes erreurs« .

 

L’éthique, ça marche !

Aujourd’hui, Bionoor importe des denrées alimentaires issues du commerce équitable et du bio de plusieurs continents. Avec un « business model » qui a bien changé : la datte ne représente que de 15 à 20 % du chiffre d’affaires, qui s’élève à 1 million d’euros. Le reste est réalisé par la culture et la vente de pommes, de poires et, surtout, par la plantation d’arbres dans le cadre d’un programme de compensation carbone pour le compte de clients. Il emploie 30 à 40 personnes dans plusieurs pays (Algérie, Sénégal, Congo, etc.).

 

Chef d’entreprise et citoyen

A trente-sept ans, l’entrepreneur souhaite aujourd’hui aider les jeunes, via son association Connex’Cités. Son conseil ? « C’est vrai que l’âge peut être un handicap. Je fais plus jeune que mon âge, encore aujourd’hui ! Face aux clients, ma jeunesse ne faisait pas crédible. Mon premier client, un acheteur de grande surface, je l’ai eu au culot ; c’est donc costume obligatoire ! On apprend à séduire nos clients. Au final, l’argent vient d’eux et pas des banques ».

 

Article adapté de Valérie Talmon, Les Echos Entrepreneur.