Commerce équitable : Hadj Khelil récompensé

Sur la carte du nord de l’Afrique, il pointe du doigt le haut-lieu de production de dattes algériennes. De Bir-Djinin à Aulnay-sous-Bois, il n’y a qu’un pas. A 32 ans, Hadj Khelil, directeur de la société Bionoor travaille en tout cas à établir des passerelles économiques qui favoriseront l’humain. « Quoi de mieux que de faire profiter les pays du Nord des produits de qualité du Sud, en faisant travailler les gens sur place, selon les critères de commerce équitable », s’enthousiasme le jeune patron, issu d’une illustre famille du Sahara. Lauréat du prix économie solidaire créatif dans la catégorie « Coopération avec les pays du Sud », le projet Bionoor Terroirs d’Orient fait vivre une quarantaine de saisonniers en Algérie d’octobre à janvier, sans compter les trois intérimaires par mois embauchés régulièrement en France.

75 tonnes de dattes
Installés dans la maison de l’entreprise et de l’emploi à Aulnay-sous-bois, Hadj Khelil et ses adjoints, Jean-Sébastien Coûteux et Frédéric Solbes, ont repris depuis six ans les rênes d’une tradition familiale, en s’affichant résolument « bio ». Cette année, ils ont écoulé 75 tonnes de dattes « Deglet Nour » dans les rayonnages de la grande distribution et de la restauration collective d’entreprise. Entre les allers-retours vers les exploitations algériennes, les trois copains d’enfance montent des opérations de promotion des produits du Sud dans les écoles et des animations dans les lieux de vente. En Algérie, ils continuent de rechercher des plantations susceptibles d’être converties aux normes biologiques.
Si la datte le produit phare, Bionoor sort aussi de son cabas de l’huile d’olive algérienne et des pâtisseries orientale venues du Liban. Pour Hadj Khelil ces horizons lointains n’ont pourtant pas la saveur du « chez-soi ». Celui qui a fait toute sa scolarité à Drancy, avant de suivre une classe préparatoire scientifique, une prépa économique et un master dans école de commerce parisienne, reste fidèle à son coin de Seine-Saint-Denis. « C’est chez-moi, c’est là que je me sens bien »explique l’entreprise solidaire.

 

GAELLE DESGREER DU LOU

 

3 comments

  1. Excellente cette initiative « solidaire », d’ailleurs j’avais vu un reportage sur Hadj Khelil et il montre clairement son engagement.

    Un acteur qui se place vraiment dans la lignée de ceux cités par le Laboratoire du Commerce Equitable (Altereco…). Chapeau !

  2. A cote’ des dattes et de l’huile d’olives Algeriennes ,pourquoi vous ne faites pas la promotion pour la patisserie Algerienne, si rafinnee’ et si meconnue a la fois?
    en tt cas je vous souhaite bonne continuation. on est vraimment fiers de vous!!!!!

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