Comment devenir une entreprise cleen et green (partie 4)

One, two, three, … Forts ! Et nous voilà aujourd’hui à la quatrième étape de notre série d’articles sur comment devenir une entreprise cleen et green. Pour rappel, nous apportions dans cet ensemble d’articles quelques conseils utiles et simples à mettre en oeuvre pour rendre son business plus vert, plus éthique et plus responsable. Après avoir parlé de Marketing, de relation clients et de management, votre producteur officiel de dattes évoque aujourd’hui un aspect également très important pour l’entreprise : c’est le produit, et comment il impulse une dynamique extraordinaire pour un business. Eclairage.

Un produit à la hauteur de vos exigences

Si l’on est en projet de création d’entreprise, et que l’objectif est sincèrement de s’engager dans un process éthique et green, alors il est évident que le choix du produit ou service à vendre sera crucial dans votre démarche. En effet, il est difficilement concevable de mettre en place un green business tout en lançant des produits destinés à modifier génétiquement les fruits et légumes, ou en créant un service connu pour avoir un bilan carbone catastrophique (industries, etc…). Votre approche commerciale et marketing de départ doit donc être pensée dès le début pour savoir si votre produit ou service est dans le bon tempo, ou tout du moins si le service peut tendre, à court ou moyen terme, vers un esprit plus responsable. Le tout, vous l’aurez compris, est de ne pas vous fermer la route en proposant un produit/service aux antipodes du Green Spirit : et si en plus vous arrivez à offrir un produit qui change le monde positivement, c’est l’Amérique (pas celle de Trump).

Dernier point, et non des moindres : votre activité doit au maximum prendre en considération les différents aspects du Green Business, pour ne pas entrer dans une sorte de Green Washing (mettre en avant votre service/produit principal qui s’inscrit dans une démarche verte et négliger tout le reste, juste pour des questions d’image).

Un cas d’espèces : les dattes Bionoor

Il y a une quinzaine d’années, Bionoor devenait la première marque à obtenir le label Bio pour des dattes algériennes (deglet nour). Cet agrément marquait en réalité une étape importante dans le domaine de la production de dattes, car il démontrait une démarche globale de prise en compte des principes de l’agriculture biologique (vous pouvez lire cet article relativement complet sur les spécificités des dattes bio). De manière résumée, ces grands principes relèvent de la traçabilité des produits (Ecocert contrôle de près ce volet), absence d’OGM et de produit chimique dédié au traitement des plantations (insecticides, etc…), et du suivi de l’esprit bio (éthique et respect de l’éco-système).

Ainsi, le produit de départ était, par nature serions-nous tentés de dire, assez bien adapté à une démarche éthique. Le reste, c’est de la volonté. Trois fois rien quand on veut changer le monde.

Communiqué de presse : « La viande halal bio Bionoor-Tendre France disponible chez Carrefour Market ! »

Bionoor Tendre France est la première marque française à proposer de la viande halal bio, certifiée à la fois par AVS et Ecocert (AB). La marque, créée en 2012, a fait le choix audacieux de ne proposer que des bêtes françaises, de race Charolaise (race noble). Avant cela, Bionoor a été la première entreprise à commercialiser des dattes algériennes de variété Deglet Nour certifiées Bio (disponibles dans des enseignes comme Monoprix).

Une bonne nouvelle …

Depuis quelques semaines, Bionoor Tendre France, le pionnier en France en matière de viande Halal Bio, commercialise ses produits dans certains magasins Carrefour Market d’Ile-de-France, mais aussi dans les Ardennes (08), dans l’Aube (10), dans la Marne (51) et dans l’Oise (60). De manière plus précise, les produits Bionoor Tendre France proposés se déclineront en steaks hachés bio « Le Plaisir Charolais » et charcuteries bio (salami et chorizo).

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En proposant des produits halal bio dans des magasins tels que Carrefour Market, Bionoor Tendre France a souhaité miser sur la proximité, afin de mettre à la disposition du plus grand nombre de la viande halal bio de qualité. L’autre objectif poursuivi en choisissant une enseigne comme Carrefour Market (+ de 1000 magasins en France), c’est la capacité d’approvisionnement. Les produits seront plus facilement disponibles dans les rayons dans ce type de magasins.

Pour le moment, les produits Bionoor Tendre France seront en vente en majorité en Ile-de-France, mais étant donné que le référencement a été fait au niveau national, les consommateurs de Province pourront facilement obtenir ces articles en rayons dans leurs magasins. Pour cela, il suffit d’en formuler la demande à son Carrefour Market, et ce dernier sera en mesure, dès lors que la demande sera importante, de commander les produits, et de les recevoir sous une dizaine de jours.

Selon son fondateur Hadj Khelil, ce premier succès pourrait créer un effet boule de neige : « D’ici fin 2017, nous espérons être présents dans la majorité des grandes villes françaises ».

… qui en appelle d’autres

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Au-delà de ces considérations commerciales, l’objectif recherché par Bionoor Tendre France est plus profond : pouvoir proposer et démocratiser le Bio partout en France, tout en encourageant une filière soucieuse de la qualité des aliments, mais aussi de la manière dont les bêtes sont élevées, traitées, nourries, soignées et abattues. A l’heure où le marché du Halal se cherche un nouveau souffle, Bionoor Tendre France s’affirme comme porteur d’un nouveau mode de consommation, empli de respect de l’environnement, des animaux et des individus. Plus encore, la société basée à Aulnay-sous-bois (93) aspire à alerter et sensibiliser de manière progressive les consommateurs musulmans sur la qualité, – médiocre à différents niveaux-, de la viande halal actuellement sur le marché. En effet, la grande majorité des viandes qui circulent se distingue malheureusement par une faible qualité musculaire, mais aussi sanitaire (traitement aux antibiotiques, élevage industriel, nourriture souvent à base d’OGM, etc…). Comme le souligne le numéro 2 de Bionoor Tendre France Samir El Badaoui, l’ambition est également « de valoriser l’excellence française » à travers la mise en avant de ces produits qualitatifs.

Pour finir, la société Bionoor Tendre France annonce à ses chers clients de belles surprises dans les semaines à venir. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel Tendrefrance.fr ou sur la page Facebook de la marque.

Comment devenir une entreprise green et cleen ? (partie 3)

Dans le monde de l’entreprise, il est important (et parfois vital) de pouvoir travailler de manière éthique et durable, et cela ne sera que profitable à votre entité. Dans la manière de manager, de communiquer, de produire, d’échanger, de négocier, de vendre,… chaque entreprise doit mettre les valeurs d’éthique et de transparence au premier plan, afin de créer un formidable esprit responsable. Pour vous aider dans cette noble entreprise, votre partenaire spécialiste de la datte fraîche et bio Bionoor vous apporte quelques conseils et recommandations par corps de métiers. Aujourd’hui, pour ce 3ème billet de la série, nous allons parler Management. Of course.

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Manager de manière éthique : le traitement des employés

La question est particulièrement dense et complexe, mais certaines règles d’ordre général peuvent être exposées à titre d’orientation. Par exemple, un bon manager soucieux de l’aspect éthique de son entreprise, refusera par exemple de faire travailler certains employés « au noir », ou de les payer de manière insuffisante. Citer ce type de situation n’est pas anodin, et les cas ne sont pas isolés.

De même, il n’est pas rare de trouver des managers faire travailler leurs employés durant un nombre d’heures inhumain, faisant fi de sa santé ou de ses obligations annexes (vie de famille, …). Certains domaines d’activité sont malheureusement coutumiers du fait, même si le problème  se retrouve un peu partout malheureusement. Egalement à montrer du doigt, la mise sous pression des employés, pour atteindre des objectifs pas toujours réalistes, ou simplement pour faire face à un imprévu (compenser la présence d’un salarié parti en congé, mais sans le remplacer).

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Manager de manière éthique : le cadre de travail

Le manager impliqué dans un processus d’éthique au travail tient compte du cadre de ses salariés. Dans le cas d’un travail physique ou harassant, il prend le soin d’organiser un turn over de manière à ce que ce ne soit pas toujours les mêmes qui « trinquent », et de manière à conserver la même implication chez tous les salariés.

Autre mesure à prendre en compte, l’investissement matériel pour suppléer les humains dans des tâches particulièrement difficiles. Dans ce cas, l’investissement peut avoir des bénéfices en matière de santé sur les salariés immenses. L’objectif étant de pouvoir soulager d’une part les employés, mais aussi de pouvoir les placer dans des postes plus stratégiques, de veille, de contrôle, ou autres.

Enfin, pour clôturer cette liste de conseils non exhaustive, il est à signaler que le manager « green » forme régulièrement ses salariés aux évolutions de leurs emplois, et de manière générale aux évolutions de l’environnement (internet, anglais, etc…).

Comment devenir une entreprise cleen et green (partie 2)

Bionoor, votre fournisseur d’amour et de dattes fraiches, poursuit sa série d’articles sur le thème « Comment devenir une entreprise cleen et green ». Nous avons vu dans le précédent billet l’aspect Communication et Marketing (comment communiquer de manière éthique et responsable). Dans cette même lancée, nous allons aborder un point fondamental que toute (oui toute) entreprise doit absolument mettre en application, sous peine de voir son chiffre d’affaire chuter de manière vertigineuse : c’est le respect du client.

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Les différents aspects de la relation client : l’avant

Le champ de la relation client est vaste et polyforme. Il touche à des aspects variés, et c’est ce qui fait son charme.

Par exemple, la relation client peut démarrer avant-même que celui-ci ne soit considéré comme client (alors qu’il est encore un « prospect »). Cela passera par la mise en place d’une ligne téléphonique ou d’un service de chat en ligne pour répondre aux questions des visiteurs. Règle d’or triviale mais encore négligée par certaines sociétés : le bon accueil et l’écoute attentive. La relation démarre ici, et le meilleur moyen de faire fuir un client est de le négliger.

Autre point, la manière de communiquer avec lui. Le plus fort moyen de construire une bonne relation avec son prospect-client, c’est la transparence. Tel ou tel produit n’est plus disponible pour des raisons X ou Y (grèves, pénuries,…), faites-lui savoir et proposez-lui une petite compensation. Il n’oubliera jamais votre franchise, et vous le rendra bien.

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Les différents aspects de la relation client : le pendant et l’après

Une fois que vous êtes avec votre client (par exemple en négociation face-à-face), évitez de sortir tous les artifices que l’on vous enseigne à l’école. Aujourd’hui il n’y a pas meilleur école que celle de l’éthique. Pas de technique cachée ou d’astérisque ambiguë : parlez-lui comme si vous étiez avec votre père ou votre mère. Il appréciera vraiment. Mettez-vous à sa place et réfléchissez à haute voix, quitte à lui déconseiller votre produit ou service s’il venait à être inadapté à son contexte. Sachez aussi reconnaître vos fautes. Vous devez devenir son partenaire et non pas un vendeur. Vous gagnerez sa confiance et bien plus.

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Une fois qu’une transaction commerciale est conclue, il est important de garder un bon contact avec son client : un petit message lors des fêtes, une petite remise pour récompenser sa fidélité, … Encore une fois, faites comme si chaque client était un proche de vous. En fait, la meilleure technique de commerce à mettre en place pour sa relation client, c’est d’être naturel. Ethiquement naturel.

Comment devenir une entreprise cleen et green ? (partie 1)

L’entreprise de demain sera cleen et green, ou ne sera pas ! C’est sur ce postulat très fort et ambitieux que nous posons aujourd’hui la première pierre de notre série d’articles ô combien importants sur la manière de devenir une entreprise responsable et éthiquement engagée. Dans l’article du jour, nous allons passer au crible une étape très importante de votre relation avec vos prospects : c’est la manière de communiquer et la dimension marketing. Vous vous demandez comment faire pour communiquer de manière éthique et verte ? Bionoor, votre fournisseur de dattes fraîches et d’idées, éclaire votre lanterne en vous apportant quelques éléments de réponse. Nous verrons successivement le volet éthique puis la dimension environnementale.

Communiquer vert, la transparence avant tout

Lorsque l’on médite sur le domaine du marketing et de la communication aujourd’hui, force est de constater qu’il jouit d’une manière générale d’une piteuse image. Discutez avec votre entourage, et demandez-leur ce qu’ils pensent du secteur de la publicité : certainement que vous entendrez des qualificatifs tels que « menteurs », « arnaqueurs », « escrocs » ou encore « trompeurs », etc… bref, un champ sémantique peu reluisant, certainement pas volé aux vues de certaines pratiques sur le marché. Pourtant, une solution existe pour réussir malgré tout à travailler ce secteur de l’entreprise, ou plutôt ce pôle, de manière extrêmement positive et intéressante. Cette solution, c’est tout simplement la transparence.

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En communiquant de manière transparente, vous allez pouvoir créer une relation de confiance inimaginable avec votre client, que ce soit sur votre site web, sur vos réseaux sociaux, ou tout autre moyen de communication (flyers par exemple). N’induisez jamais le client à l’erreur, ne le trompez pas avec des titres racoleurs, mais soyez intègres avec lui. N’hésitez pas à lui donner des conseils gratuits (qui soient utiles, pas juste du blabla), car cela prouve que vous êtes un partenaire et pas seulement un prestataire. Si des choses sont payantes dans votre offre, faites-lui savoir avant qu’il ne s’en rende compte, car il pourrait prendre cela comme une petite « trahison », et montrez-lui que vous n’avez rien à cacher. Le client doit se sentir chez lui lorsque vous l’accueillez et que vous communiquez avec lui.

Communiquer vert, limiter ses impacts sur l’environnement

Autre décor, autre gestion de la communication. Dans cette partie, nous allons voir comment gérer sa communication d’un point de vue environnement, en tentant de limiter au maximum les impacts sur l’environnement. Si l’on regarde le domaine de la communication, on se rend compte qu’il se divise en deux grands sous-domaines : la communication web et la communication print (impression de flyers, d’affiches, etc…). La première stratégie est de faire passer au maximum la communication print vers le web. Par exemple, vous avez un restaurant ou un commerce physique, et vous avez la conviction que le flyer reste un moyen de communication efficace pour toucher les gens chez eux, et ainsi les inviter à venir dans votre magasin.

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Il existe aujourd’hui une alternative très intéressante, très efficace et durable à différents niveaux. Grâce à un outil comme Facebook Ads (nous ne sommes pas les ambassadeurs de ce réseau social, mais il faut reconnaître que son utilité est prouvée), il vous est possible de cibler les personnes dans un secteur extrêmement précis (dans un arrondissement, autour d’une rue, etc…), et de communiquer auprès de cette cible. Votre investissement sera rentable car ciblé, et votre impact sur l’environnement sera amélioré.

Il existe évidemment d’autres manières de communiquer auprès de vos prospects sans nuire à l’environnement, mais l’objectif était surtout de vous donner des pistes de réflexion dans ce sens. Donc désormais,  c’est à vous de jouer !

Le Palmier, une histoire fleurie

Quand on parle de dattes fraîches et d’oasis, on pense souvent, par association d’idées, aux palmiers et aux palmeraies. Justement, c’est de ces 2 dont il est question aujourd’hui. Plante mythique et symbolique dans certaines régions du monde, le palmier possède, en plus de ses succulents fruits, des dattes-fraichescaractéristiques assez spéciales, qui font de lui une espèce à part. Contrairement à ce que l’on croit, le palmier n’est pas un arbre, mais bien une plante.Méconnu en France, il est une véritable institution dans les pays producteurs de dattes (Algérie, Arabie Saoudite, Palestine, etc…), et sa récolte est attendue avec impatience dans ces  contrées. Dans un magnifique article, Bionoor vous fait plonger au cœur de la palmeraie pour vous faire découvrir les mystères et les beautés de cette plante aux palmes d’or.

Le palmier dattier, une véritable légende

Le palmier dattier (ou Phoenix Dactylifera L.), est une plante des Arécacées, et non pas un arbre comme on pourrait le croire, car il ne fournit pas de bois à proprement parler. Il est constitué d’un stipe, qui est  une tige contenant des fibres (ou autre selon la variété).

Véritable légende dans l’espèce végétale, le palmier est une des plantes les plus ancestrales, puisqu’on estime qu’ils existent depuis environ 80 millions d’années. On le dit être origindatte-fraicheaire de l’Inde ou du Golfe persique. En Mésopotamie, le dattier était cultivé il y a plusieurs siècles, et l’Egypte Antique lui accordait une grande importance.De nos jours, il est présent dans de très nombreux pays chauds, de l’Afrique du nord à l’Afrique du Sud, en passant par la corne de l’Afrique et l’Afrique Saharienne et Subsaharienne. De même, on le retrouve en Asie du Sud-Ouest et aux Etats-Unis (Californie).

Caractéristiques du dattier

Le palmier-dattier mesure en général entre 15 et 30 m de haut, avec des palmes pouvant atteindre jusqu’à 7 mètres !

Le palmier dattier est une plante dite dioïque et donne le fruit que nous connaissons, la datte. Il a donc besoin d’un « mâle » et d’une « femelle » pour pouvoir donner des fruits. La transmission des pollens mâles et femelles se réalise grâce au vent ou par l’intermédiaire des insectes. Les dattes poussent en régime, et on utilise leur « noyau » (qui est en fait une graine, même si elle est très dure) pour réaliser de nouvelles plantations.

Pour planter un dattier, il suffit de mettre une graine dans un récipient d’eau (pour qu’elle puisse germer), et de la mettre en terre. Il faut compter ensuite une dizaine d’années pour que la « femelle » commence à donner des belles dattes fraîches (à la condition que le mâle ne soit pas loin).

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Circuit courts et circuits longs en Bio : à vous de jouer

Quelques b(i)onnes nouvelles, et on ne va pas s’en plaindre chez Bionoor, spécialiste en dattes fraîches depuis. D’après une enquête réalisée par le ministère de l’Agriculture, de plus en plus d’exploitations  agricoles sont en train de se convertir au Bio (de 2010 à 2013, + 20%, soit environ 5000 nouvelles exploitations Bio en 3 ans). Conséquence directe de cette 1ère bonne nouvelle, une autre bonne nouvelle : la création d’emplois dans le secteur. En effet, une fois la transition en Bio réalisée, les responsables d’exploitations devront embaucher, pour faire face au surplus de travail (vous devinez bien qu’une exploitation Bio nécessite plus de main-d’œuvre qu’une exploitation traditionnelle). Ainsi, pour permettre à cette embellie de s’inscrire dans le temps, notre rôle de consommateurs est central, et ce, à un double niveau : au niveau des circuits courts et des circuits longs. Explications.

Le circuit court et le Bio

Il est connu que les circuits longs (grande distribution notamment), ne favorisent pas toujours un développement pérenne des exploitations agricoles lorsque les volumes et les marges ne suivent pas. La pression des prix et les conditions d’achat des GMS (reprise des invendus par exemple) créent une certaine vulnérabilité économique chez les producteurs Bio (en dépit des volumes plus importants de ventes). On comprend aisément que la multiplication des intermédiaires dans un circuit long de distribution est souvent synonyme d’érosion des prix à la source. Une des solutions est donc de favoriser les circuits courts, avec la vente directe chez l’exploitant, permettant des tarifs plus justes. Il est donc important pour chacun d’entre nous de faire un petit effort pour consommer chez l’exploitant directement, quitte à devoir faire quelques km de plus. Le site AgenceBio.org dispose justement d’un annuaire vous permettant de trouver rapidement un producteur Bio près de chez vous (voici le lien). Cela aidera la filière à se maintenir et à se développer, et à pousser d’autres exploitants à franchir le pas.

Mais d’autres solutions existent.

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Le circuit long et le Bio

Un des meilleurs exemples de ce type de distribution est celui du marché du lait. Alors que le marché global du lait connaît un vrai recul, celui du lait Bio affiche de beaux chiffres. Vendu environ entre 20 et 50 centimes de plus par litre par rapport à un litre de lait classique, le prix du lait Bio semble ne pas inquiéter les consommateurs outre mesure, puisque ceux-ci répondent « présents » et démontrent un réel intérêt pour ce produit.  Au final, il est apparu que l’offre de lait Bio ne suivait pas la demande, preuve d’un engouement manifeste chez les clients finaux.

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Les volumes ont permis de donner une rentabilité aux producteurs de lait, et conséquence immédiate de ces chiffres réjouissants, des demandes de conversion en Bio chez les producteurs de lait qui se multiplient. En revanche, il est important de signaler que la transition d’une exploitation vers une production de lait Bio prend du temps, car des changements structurels profonds sont demandés, ainsi qu’une réorganisation des méthodes d’alimentation et de traitement. Mais qu’à cela ne tienne, il semblerait que l’optimisme régnant autour du Bio fait tâche d’huiles auprès des différents acteurs de la filière, et tout cela montre que VOTRE travail finit par payer.

Agriculture intensive et extensive, le choc de valeurs

Le titre, volontairement polysémique, attire notre attention sur deux types d’agriculture, aux valeurs (éthiques) opposées, et à la création de valeur, également opposée. Depuis l’après-guerre, les valeurs (morales) ont progressivement laissé place à La valeur (marchande), et c’est ainsi qu’une mutation profonde des habitudes de consommation a progressivement eu lieu. Bionoor, producteur de dattes fraiches bio et d’amour, explicite dans cet article les deux modèles d’agriculture, ainsi que d’élevage, afin de mieux comprendre les enjeux qui sont derrière.  

La culture intensive VS extensive

L’agriculture intensive est un procédé de culture qui consiste à maximiser la production d’une terre par l’utilisation d’intrants (produits non naturels ajoutés à une terre pour accélérer ses rendements, tels que les pesticides etc…) visant à tirer un maximum de profits d’un espace donné, et dans des délais rapides. Une des formes de culture intensive les plus connues (et critiquées) est la culture hors-sols.

D’un point de vue commercial, les produits issus de culture intensive défient toute concurrence. L’Europe se distingue par une part importante de production hors-sols (Belgique, Hollande, France, Espagne notamment).

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De son côté, la culture extensive privilégie les ressources de la nature pour favoriser la pousse des fruits, légumes et céréales, sans avoir de contraintes de rendement à court terme. Selon les pays, la culture extensive prend des formes variées, et est appréhendée différemment. Ce type d’agriculture est utilisé dans des pays disposant de vastes étendues d’espaces, comme au Kazakhstan.

Elevage intensif VS extensif

a) Le choix des bêtes

Du point de vue de leur sélection, l’élevage extensif privilégiera les races du « cru », car elles seront bien évidemment plus à l’aise dans le lieu en question qu’une bête « étrangère » (climat, etc…). Dans l’élevage intensif en revanche, on ne tient pas compte de ces aspects naturels, puisque les animaux sont choisis surtout en fonction de leur capacité à se développer rapidement. Le choix est fait en réalité par de grandes firmes, et on fait intervenir l’insémination artificielle pour la reproduction des bêtes.

b) L’alimentation

En élevage intensif, la nourriture donnée aux bêtes est proposée dans le but d’accroitre les capacités musculaires de ces dernières. Vitamines, additifs et protéines sont donc vivement recherchés pour développer rapidement le potentiel physique de l’animal. Dans ce mode d’élevage, peut-être l’avez-vous senti venir, la nourriture est issue de l’agriculture intensive (et la boucle est bouclée). A l’inverse, dans l’élevage extensif, on privilégie l’alimentation dans les pâturages, et idéalement dans des espaces non agricoles.

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c) Le lieu de vie 

Dans l’élevage intensif, les bêtes sont parquées dans d’immenses hangars, avec très peu d’espace individuel (étables exiguës). Les tâches d’entretien y sont automatisées, et on exploite très peu de moyens humains. Les bêtes ne peuvent pas se déplacer et se mouvoir comme elles le voudraient, et souffrent de ce fait de problèmes d’anxiété. Du côté de l’extensif, les bêtes bénéficient de leur espace naturel, et jouissent ainsi d’un cadre beaucoup plus agréable, favorisant ainsi leur développement de manière sereine.

 

Les dégâts monumentaux des pesticides : la France championne d’Europe 3/3

Après des années de pollution, le débat prend désormais des allures d’affaire d’état, et on voit enfin des mesures prendre forme. En marge de ce bourgeonnement de prise de conscience collective, des associations prennent le problème à bras le corps, et tentent de faire bouger les choses. Bionoor, producteur d’idées et de dattes fraîches, salue ce type d’initiatives et poursuit son travail pour une agriculture plus saine. Aujourd’hui, nous verrons spécifiquement une action entreprise par un de ces organismes, tout simplement géniale, en espérant qu’elles se multiplient.

Dénoncer pour mieux gagner : Générations Futures lance « victimes-pesticides.fr » 

L’association Générations Futures fait partie de ces associations qui militent au quotidien pour dénoncer les dérives de l’agriculture intensive, et pour mettre fin à l’utilisation extrêmement polluante des pesticides et autres intrants nocifs pour l’environnement et les personnes.

Dans le but de mettre en évidence les dégâts monumentaux des pesticides, Générations Futures a eu la bonne idée de répertorier de manière dynamique (sous forme de carte) les différentes victimes de ces produits chimiques, selon leur profil. Comme vous pouvez le constater ci-dessous, 3 couleurs sont utilisées : bleu, vert et orange.

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Des cas concrets des effets des pesticides

En vous rendant sur le site www.victimes-pesticides.fr, vous pourrez observer que le bleu correspond à la plainte d’un Professionnel, en fonction de son lieu géographique. En cliquant sur l’un d’eux, nous avons par exemple découvert le cas de Patrick, agriculteur de 40 ans, déjà atteint de la maladie de Parkinson pour avoir utilisé durant de nombreuses années des produits chimiques.

Tout aussi tragique, et dans le même esprit, le orange met en lumière le cas de Riverains, victimes des pesticides. Découvrez le cas de Madame Y, vivant à proximité d’un champ qui utilisait des intrants, qui accuse ces produits d’avoir causé la mort du fœtus de sa fille, enceinte de deux mois.

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Enfin, la couleur verte a été choisie pour les dénonciations de la part de Collectifs locaux (Associations locales, Médecins, etc…) qui apportent des témoignages encore plus précis de par leurs rôles. Verbatim de l’association Alerte Médecins Pesticides : « Voilà plusieurs années que nous observons  chez nos patients une recrudescence de maladies chroniques : cancers, troubles de la fertilité, maladies neurologiques, diabète…[] Nous considérons donc qu’il est de notre devoir de médecins de mettre en garde les agriculteurs, les plus exposés, d’alerter les pouvoirs publics, et d’informer plus largement toute la population sur la dangerosité de ces produits.« 

Voilà le résultat de notre triste titre de champion d’Europe. C’est ce qu’on appelle communément « le revers de la médaille ». CQFD.

Les dégâts monumentaux des pesticides : la France championne d’Europe 2/3

Et oui, depuis des années, la France est la championne d’Europe en matière de consommation de pesticides, et la 3ème au niveau mondial. Des résultats impressionnants de régularité dans le mauvais sens, que seuls les Américains et les Japonais arrivent à surpasser. Après avoir vu dans un premier billet les conséquences désastreuses de ces produits sur l’Homme, les animaux et les plantations, votre partenaire en dattes bio fraîches Bionoor revient aujourd’hui sur les raisons de ce triste palmarès, qu’il convient d’analyser dans le détail pour bien comprendre d’où vient le problème.

Des raisons différentes

Pour comprendre les raisons de cette honte nationale, il convient de revenir un demi-siècle en arrière. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et donc au début de la période de reconstruction du pays (années 50/60), la France a misé sur l’agriculture intensive pour améliorer ses rendements. Les résultats, sans conteste possible, sont au rendez-vous. Mais pas sans conséquence. Vase communicant par excellence, le leadership en matière de production agricole (la France est le 1er producteur du Vieux continent) s’est accompagné d’un autre leadership beaucoup moins drôle (1er consommateur de pesticides).

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A côté de cela, des mesures réglementaires peu ou pas dissuasives, n’ont pas permis d’améliorer les choses, bien au contraire. Alors que le grenelle de l’environnement de 2008 prévoyait de faire baisser de moitié la consommation de produits phytosanitaires à l’horizon 2018, et bien ce fut un échec sur les premières années (+ 2.6 % entre 2008 et 2011).

Enfin, et on en parle peu : la multiplication des parcs et espaces verts artificiels (golfs et complexes touristiques compris), gros utilisateurs d’herbicides. La France est aussi un des premiers pays touristique au monde, vous connaissez désormais les vases communicants…

Des conflits d’intérêts et des coups de pression

Un des problèmes également rencontrés pour convaincre les agriculteurs de réduire leur consommation de Round Up et consorts, c’est la pression des coopératives. Celles-ci sont l’intermédiaire entre la grande distribution et les agriculteurs. Elles imposent ainsi des cahiers des charges (issus des exigences des GMS) en matière de rendements, de prix, etc… que le paysan est tenu de respecter, car c’est grâce à elles qu’il peut vendre ses fruits et légumes.

Du côté des chambres d’agriculture, il apparaît que certains dirigeants ne sont autres que des membres de coopératives, donc difficile de tirer des mesures objectives dans ces cas-là.

Enfin, à signaler en toile de fond, les lobbys des grands industriels tels que Monsanto, Bayer, BASF, qui arrivent à convaincre par leurs enquêtes que certains de leurs produits ne sont pas dangereux. Plus que convaincant.

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