Reforestation et plantations d’arbres en Afrique : tout un programme

Un célèbre proverbe africain nous apprend qu’une forêt qui pousse fera toujours moins de bruit qu’un arbre qui s’écroule. En effet, nombre d’actions, de combats et de luttes sont menés à travers le monde sans que l’on en entende parler, sans la moindre médiatisation, d’aucuns diraient dans l’indifférence la plus totale. Pourtant chaque année, des femmes, des hommes, des enfants, des associations, des groupes, vous, moi, le voisin, bref, des gens du commun se rencontrent, réfléchissent, s’organisent, et s’activent pour réaliser un projet hors du commun : rendre le monde meilleur.

L’objectif est énorme, mais aussi pluriel. Chacun selon ses compétences et ses capacités, peut participer à ce noble but. Chacun, selon ce qui le passionne et le sublime, pourra donner à la Terre un peu de lui-même.

Chez Bionoor par exemple, le combat se réalisera en plantant des arbres en Afrique. L’arbre comme point de départ de la préservation de son environnement. Décryptage d’un projet exceptionnel par Hadj Khelil, PDG de Bionoor.

Reforestation : un constat

Aujourd’hui dans le monde, ce sont plus de 9 500 000 hectares de forêts qui sont rayés de la carte chaque année, soit l’équivalent du quart de la France. Un constat terrible, qui malheureusement en appelle d’autres. Chaque minute, l’équivalent de 18 terrains de football disparaissent et laissent place à une déforestation rampante. Et l’impact sur l’écosystème est réel : menace sur des milliers d’espèces animales et végétales et à l’origine de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, la déforestation a aussi des conséquences terribles sur les populations humaines. Ainsi, des centaines de millions d’individus voient leur cadre de vie détruit à cause de ce fléau.

En clair, cette destruction préméditée conduit à une désertification de certains espaces et menace ainsi les équilibres climatiques mondiaux. De même, elle agit de manière néfaste sur les conditions de vie dans les bassins forestiers et la biodiversité.

Reforestation : un combat

C’est à travers des situations aussi dramatiques et des constats aussi consternants qu’une prise de conscience prend forme depuis plusieurs années, relayés par des grands acteurs tels que Nicolas Hulot, ou des associations comme Green Peace ou WWF. Une prise de conscience qui se traduit également par des actions concrètes, chacun selon ses capacités et ses compétences. Nous, chez Bionoor, nous avons entamé il y a quelques années un vaste programme de plantations d’arbres en Afrique (Algérie, Congo, Mali, Madagascar, Niger, Sénégal) auprès des enfants. Ce programme de reforestation pédagogique se fait en partenariat avec des écoles locales, permettant à ces dernières de sensibiliser les élèves de manière ludique à la problématique des phénomènes de déforestation. Et, à notre humble niveau, nous participons à ce challenge hors du commun.

Et quelques bonnes nouvelles se dessinent à l’horizon.
Car même si les chiffres sur la déforestation demeurent très inquiétants au niveau mondial, on observe :

– un certain ralentissement dans la suppression des forêts : de 16 Millions d’hectares détruits par an dans les années 90, nous sommes passés à 13 Millions par an 20 années plus tard.

– un phénomène de reboisement et d’expansion naturelle des forêts

Oui, les déforestations se ralentissent et des arbres sont plantés. En espérant que cette fois, ce seront les seconds cités qui feront le plus de bruit.

Comment acheter un arbre chez Bionoor et ainsi compenser votre émission de carbone.

Crédit photo : https://protectandrespecttheworld.wordpress.com 

Bionoor, l’entreprise qui reboise l’Afrique

Article de Gwenael Bourdon paru dans Le Parisien du 14 octobre 2010.

Téléchargez la version pdf de « Bionoor, l’entreprise qui reboise l’Afrique ».

 

des enfants plantent des arbres dans des écoles au NigerDe l’importation de dattes algérienne à la plantation d’arbre dans les cours des d’écoles en Afrique. Vous ne voyer pas le rapport ? Hadj Khelil patron de la société Bionoor, si! Voila quelques année que ce jeune entrepreneur d’Aulnay, ancien trader à Londres, allie avec succès deux activités : le commerce de produits équitables, et la compensation carbone. Soit la plantation de milliers d’arbres tous les ans dans plusieurs pays menacés par la désertification. Après le Sénégal, le Congo, l’Algérie, l’entreprise investit au Niger, en partenariat avec le secours populaire des Yvelines.

 

10 centimes prélevés sur chaque kilo de dattes

« Nous leur fournissions des dattes et on s’est mis à monter ce projet » , explique Hadj Khelil le chèque vient l’être signé, qui va permettre à une ONG locale d’acheter semences et matériel. « on plante dans les cours d’école. C’est un projet de reforestation pédagogique ! » souligne l’entrepreneur, « les enfants ce sentent responsables des plantes » renchérit Pascal Rodier, du Secours Populaire. « Pour les arbres, on choisit des espèces locales. Des arbres d’ombrage, des espèces vont servir de clôture pour les jardins, et des acacias pour reconstituer les zones de pâtures ».

Dans chaque pays, le principe est le même. Créer des pépinières ou se fournir auprès de partenaires, pour permettre ensuite aux jardiniers en herbe de reverdir leurs terrains de jeux. Bionoor finance ces opérations grâce à ses ventes, prélevant 7 centimes sur chaque kilo de pomme vendu, 10 centimes pour chaque kilo de dattes, et ainsi de suite. Mais il s’agit aussi d’un plan de développement pour l’entreprise fondée en 2002, puisqu’elle agit également pour le compte d’autres sociétés soucieuses d’environnement, grandes ou petites. Un restaurateur de Stains a ainsi contribué l’an dernier à la mise en terre de 250 plantes en Algérie. Ces opérations représentent un véritable investissement : « il faut en moyenne trois ans pour s’installer dans un nouveau pays. Ça représente environ 50000 euro » évalue Hadj Khelil, auquelle succès donne des ailes.

 

Dans un mois, un autre partenariat devrait être finalisé à Madagascar.

« L’an dernier, on a planté 5000 à 6000 arbres dans trois pays. Mais ce n’est rien comparé à ce qu’on pourra faire quand nos pépinières vont arriver à maturité ! Je vise 50 000 arbres plantés en 2014, dans une dizaine de pays » rien ne lui fera toutefois abandonner ce qui fut le point de départ de l’épopée Bionoor : l’importation des fameuses dattes algérienne produites sur des terres ou se trouvait autrefois la petite exploitation de son grand-père.

 

Hadj Khelil dans Le Parisien

Voici un article signé par Gwenael Bourdon pour Le Parisien

 

Hadj Khelil poursuit son incroyable parcours. L’ancien trader, qui a créé il y a sept ans une société de commercialisation de dattes, se lance dans la chronique radio.

 

Au micro de la radio BFM, il raconte ses premiers pas d’entrepreneur au Salon international de l’agroalimentaire, vante les mérites d’Internet, plaisante avec les journalistes… Dans sa nouvelle chronique diffusée demain à 19 h 45 et rediffusée dimanche à 13 h 45, Hadj Khelil parlera de la crise économique, et s’étonnera que « tout le monde parle des subprimes, mais que personne ne cherche vraiment à savoir où ça brûle… ». Voilà quatre mois que ce jeune patron se familiarise avec le métier de chroniqueur radio.

 

Quatorze minutes, une fois par mois. « Ça me demande six ou huit heures de préparation à chaque fois ! Dire qu’au début, je pensais pouvoir tenir deux heures ! » s’exclame le trentenaire. Il faut dire qu’il a la tchatche, Hadj Khelil. Capable de parler durant des heures de son entreprise, Bionoor, fondée en 2002 à Aulnay-sous-Bois. Le jeune homme venait alors de lâcher son costume de trader et sa salle de marchés londonienne. « J’avais envie de travailler pour moi », explique-t-il.

 

Une belle réussite, puisque cette société spécialisée dans la commercialisation de dattes et autres produits « équitables et éthiques » algériens affiche un taux de croissance de 10 à 15 % par an. « Mais on continue à inventer tous les jours, surtout dans cette période de crise où l’on voit des géants s’effondrer », confie-t-il. La petite entreprise est peut-être un peu plus à l’abri que d’autres.

 

Lorsqu’il a fondé Bionoor avec deux copains d’enfance, Hadj Khelil avait misé sur l’autofinancement. Pas d’emprunt bancaire, pas de dettes : une bénédiction en ces temps troublés. « On n’avait pas eu le nez creux, c’est juste que les banquiers ne voulaient pas nous aider », précise-t-il.

 

La société compte aujourd’hui une quarantaine d’employés dont la majorité travaille sur les plantations d’Ouargla dans le Sud algérien. Mais elle veut aujourd’hui explorer une voie nouvelle : celle de la compensation carbone.

 

Ce procédé consiste pour une entreprise à compenser les émissions de carbone liées à son activité par la plantation d’arbres. Un principe que Bionoor s’est déjà appliqué à elle-même, en nouant un partenariat avec l’association des Brigades vertes :

 

« Sur chaque kilo de dattes vendu, on prélève une somme qui finance la plantation d’arbres au Sénégal. La subvention atteint entre 5 000 et 10 000 € par an », explique Hadj Khelil.

600 à 700 arbres ont déjà été plantés dans la région du Sahel. Le chef d’entreprise veut maintenant devenir prestataire auprès d’autres sociétés. Il affirme avoir déjà quatre ou cinq clients potentiels. L’objectif : « Planter 10 000 arbres en 2014. »