Du bio dans les assiettes de nos enfants

À l’école, il n’y a pas que dans les classes où l’on peut apprendre des choses. Désormais, les parents, les professeurs et les chefs d’établissements ont pris conscience du caractère éducatif de la cantine. C’est en effet le lieu où l’enfant peut découvrir et développer son goût. Cet apprentissage a évidemment des conséquences sur la santé publique quand de nombreuses études scientifiques tendent à montrer que certaines maladies sont directement liées à une mauvaise alimentation notamment si celle-ci n’est pas variée. Ainsi, la restauration dans les établissements scolaires suscite de nombreux débats sur les menus des cantines souvent considérés comme trop gras, trop salés, ou pas assez équilibrés. Face à ce constat, le bio est apparu comme une solution durable et raisonnée, en proposant des produits sains dans les assiettes de nos enfants. C’est pourquoi, de plus en plus de cantines scolaires se mettent au vert, ouvrant par conséquent des perspectives considérables pour les agriculteurs.

 

Le prix du bio à l’école

En moyenne, on peut estimer qu’un repas pour un enfant dans une cantine coûte environ deux à trois euros. L’objectif pour les responsables des menus, c’est de faire bien, bon et pas cher. Comment résoudre cette équation ? Pour Hadj Khelil, dirigeant Bionoor, une société spécialisée dans la vente de produits biologiques et éthique, la solution est simple : « En réduisant le nombre d’intermédiaires dans la chaîne de fabrication, on réduit en conséquence le coût des denrées au profit du consommateur, tout en garantissant un revenu équitable pour le producteur. Mais au-delà de l’aspect financier, c’est une démarche qui a du sens car si l’on réduit les intermédiaires, on crée une véritable proximité ; le client connaît le vendeur, il sait d’où vient le produit et comment il est fait. En résumé, avec cette méthode on devient plus efficace et plus exigeant, pour moins cher ».

 

Les cantines : tremplin de l’agriculture raisonnée

De nombreux établissements de restauration collective se tournent aujourd’hui en direction des produits biologiques, ce qui en conséquence, crée un besoin à satisfaire et donc un nouveau marché à conquérir dans le monde de l’agriculture. Pour les producteurs, les conditions d’exploitations sont idéales : ils peuvent planifier leurs productions et écouler assurément leurs marchandises de façon pérenne. Cette relation toujours plus proche entre les cantines et des producteurs bio constitue un levier économique potentiellement conséquent non seulement pour l’agriculture, mais aussi un moyen de réintroduire des produits qui ont du sens aussi bien sur le plan diététique que culturel.

 

Agriculture bio, certes, mais locale aussi !

Restauration scolaire et agriculture bio marchent désormais main dans la main. Mais faire venir des pommes de Nouvelle-Zélande parce qu’elles sont bio, ça n’a évidemment pas beaucoup d’intérêt. Afin d’éviter tout transport coûteux et surtout polluant, les cantines font donc appel aux producteurs locaux ; c’est le système de « circuit court ». C’est dans cette logique de développement durable que les prestataires des cantines scolaires proposent des fruits issus de l’agriculture biologique cultivés par les agriculteurs du département. En conséquence, les produits sont frais, les consommations en carburant sont réduites, et les émissions en CO2 sont bien moindres.

 

Article de Stéphane Reynier, pour Bionoor.

Bionoor plante des arbres en Afrique

Depuis 2005, la société Bionoor a mis en place un programme de plantation d’arbres en Afrique, dans un objectif de compensation carbone. Cette volonté s’inscrit dans un mouvement de développement durable en y associant une exigence pédagogique. En effet, le programme lancé par Bionoor implique directement les écoles et les enfants dans cette démarche environnementale.

 

Pour en savoir plus, je vous propose de nous suivre dans un reportage sur le continent africain.

 

Bionoor – campagne de plantation 2012 – Algérie :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=98w6lzQik3U[/youtube]

Bionoor plante 800 arbres dans les écoles du sud de l’Algérie

Agir pour le développement durable.

 

La protection de l’environnement est l’affaire de tous. Cette expression est connue par tous, mais qui d’entre nous s’y sent vraiment impliqué? Dans notre pays, ce sujet est toujours d’actualité mais qu’est ce qui se fait sur le terrain ? Ce problème a attiré de nouveau notre attention lorsque, il y a vingt jours, on reçoit un e-mail du fondateur de Bionoor, société d’importation de produits bio d’Algérie, implantée en France, Hadj Khelil, informant que son entreprise va mener une opération très importante en Algérie. Il a insisté sur le mot « importante », car à ses yeux, l’initiative mérite d’être prise au sérieux et d’être développée encore plus pour atteindre ses objectifs.

 

Il s’agit de la plantation de plusieurs centaines d’arbres dans des écoles du Sahara algérien, plus précisément à Taghit dans la wilaya de Béchar. « Ce n’est que le début d’une longue opération que nous comptons mener dans d’autres wilayas du Sud», écrit M.Khelil qui n’a pas caché son enthousiasme de faire aboutir cette opération. «Nous voulons vraiment que ça réussisse», ajoute t-il. En fait, le souci fondamental était de rencontrer des obstacles en arrivant ici en Algérie, car connaissant bien le problème de la bureaucratie qui existe dans notre pays. Un jour après avoir mené l’opération, M.Khelil vient à notre rédaction, malgré la fatigue et les déplacements marathoniennes qu’il a fait, raconter son expérience. Une expérience qu’il n’a jamais regrettée parce qu’elle a été du début jusqu’à la fin très réussite, à en croire ses déclarations. « Les enfants étaient très intéressés, les directeurs des établissements scolaires l’étaient également et même les habitants étaient très contents. La volonté des gens d’être impliqués dans la protection de leur environnement existe fort heureusement. Donc nous avons atteint notre but», raconte t-il.

 

Près de 800 arbres fruitiers ont été donc plantés gratuitement dans des écoles à Béchar. L’objectif principal est de renouveler ce genre d’opération dans une dizaine de wilayas avec un projet de plantation de 20.000 arbres par an. L’opération, insiste M.Khelil, est financée exclusivement par des entreprises européennes.
Elle a duré une vingtaine de jours, entre les préparations et les contactes avec les inspecteurs d’éducation avec l’aide de l’association « Djnane Sidi L’habri » implantée à Taghit et dont le but principal est le développement du tourisme et de l’environnement. Ce projet a couté 2 millions de dinars.
«En effet ce que nous faisions déjà au Sénégal, au Congo et au Niger a débuté en Algérie», ajoute M.Khelil.

 

Par ailleurs l’événement a été relayé par l’enregistrement d’une chronique de 15 min (depuis Taghit) sur la radio française BFM. L’émission a été réalisée par téléphone dans les conditions du direct et aura pour but de promouvoir la sensibilisation à l’environnement en Algérie. Elle sera diffusée samedi 20 février à 19h 45mn et sera rediffusée dimanche 21 février à 9h 45mn.
L’objectif est aussi de trouver des établissements scolaires intéressés par cette démarche.
«L’idée est de dire que planter des arbres ne sert à rien en soi. Le plus important est d’éduquer les gens et de les sensibiliser aux problématiques de l’environnement», a-t-il déclaré en insistant sur le fait que leur travail est d’identifier des entreprises en Europe qui veulent compenser leurs émissions de CO2 de manière intelligente et efficace. «Nous plantons donc des arbres mais dans des écoles. Chaque arbre est parrainé par des enfants qui sont ainsi éduqués à la préservation de l’environnement. Nous opérons ainsi une reforestation et une compensation efficace sur le long terme», précisera t-il.
Pour un africain, selon certains analystes, le concept de compensation carbone est très obscur. Protocole de Kyoto, élimination de dioxyde de carbone, sont des concepts qu’il leur a été extrêmement difficile à expliquer. De plus de nombreuses études paraissent régulièrement pour révéler que de nombreuses manières de compenser sont tout à fait inefficaces (éolienne par exemple).
Alors pour eux, compenser c’est planter des arbres.
Ce qui est important, aux yeux de M.Khelil et son équipe qui a participé à la réussite de cette opération, c’est la dimension pédagogique du projet, de sensibiliser les gens et surtout les enfants sur la problématique de l’environnement et la bataille contre les émissions de CO2.
«Quelque soit l’effort que nous consentirons, les compétences que nous aurons, les chances dont nous disposerons nous ne gagnerons pas la bataille tous seuls. Pour nous le Développement durable est avant tout celui des Femmes et des Hommes, qui ont tous été des enfants», estime M.Khelil.

 

Il ajoute que même s’ils arrivent à planter un milliard d’arbre le problème ne sera pas réglé. Le véritable enjeu est dans l’éducation et la sensibilisation des enfants dans les zones les plus exposées aux catastrophes dues aux changements climatiques. «Si nous parvenions à faire de toutes et tous ces enfants (qui ne demandent que ça) des éléments actifs dans la guerre contre la déforestation, Il serait possible de changer les choses relativement rapidement», lancera t-il en concluant :
«C’est pourquoi chaque arbre est planté dans une école et dans le cadre d’un programme de reforestation pédagogique. Nous espérons que chaque arbre physiquement planté soit donc à l’origine de la plantation de milliers d’autres. Peut être que comme ça, il nous reste une chance de lutter contre le dérèglement climatique».

 

Un article paru dans la presse algérienne, à l’occasion de l’action de plantation d’arbres à Taghit.