Bionoor plante des arbres en Afrique

Depuis 2005, la société Bionoor a mis en place un programme de plantation d’arbres en Afrique, dans un objectif de compensation carbone. Cette volonté s’inscrit dans un mouvement de développement durable en y associant une exigence pédagogique. En effet, le programme lancé par Bionoor implique directement les écoles et les enfants dans cette démarche environnementale.

 

Pour en savoir plus, je vous propose de nous suivre dans un reportage sur le continent africain.

 

Bionoor – campagne de plantation 2012 – Algérie :

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BFM Radio invite Hadj Khelil pour parler de Bionoor

Quelle est l’actualité de Bionoor ?

Bionoor est attributaire d’un marché public ; c’est notre dixième. Il est important de voir que l’on peut être une petite entreprise et être attributaire d’un marché public d’envergure nationale. En l’espèce, c’est un marché de 150.000 euros par an.
Aujourd’hui, suite au Grenelle de l’environnement, il y a eu une impulsion par rapport aux circuits courts, par rapport aux consommations peu polluantes, moins consommatrice en CO2. Ce marché colle parfaitement avec notre projet de produire en local. Je vous explique : Bionoor est en contrat avec une dizaine de producteurs en Île de France, et les collectivités locales franciliennes nous achètent les denrées produites à 10 ou 20 kilomètres du lieu où elles sont consommées.
Comme ce sont des collectivités qui s’occupent d’enfants, l’idée est de pouvoir emmener ces derniers pour voir sur les arbres, les fruits qu’ils vont manger à la cantine.

 


Comment ça se vit un appel d’offre, c’est assez compliqué, non ? Racontez-nous…

En fait, ce n’est pas si dur que ça. Pour rassembler les documents j’ai mis environ trois semaines. Le plus important, c’est d’être carré et nickel ; si on est en retard d’une cotisation, c’est fini.
Pour candidater, ça a été trois semaines de rédaction où il a fallu expliquer les spécificités de Bionoor : notre démarche, ce qui fait que l’on se distingue, et notre valeur ajoutée. Les gens qui lisent notre dossier sont très contents. D’habitude, les sociétés qui remportent ces marchés sont généralement des mastodontes qui arrivent avec des copier-coller des mêmes marchés et donc qui les obtiennent assez souvent. C’est une technique qui semble bien marcher car même si les appels d’offres sont européens, au moment de la consultation finale on retrouve toujours trois ou quatre sociétés… toujours les mêmes! Mais il suffit que quelqu’un arrive de manière un peu différente, avec étude particulière et une vraie idée, ce qui est notre cas, on arrive à se distinguer assez facilement.

 

Bionoor et la plantation d’arbres, ça en est où?

Pour remettre cette action dans son contexte, il faut expliquer comment se sont faites les choses : Les accords de Marrakech permettent de compenser les émissions de CO2 des pays du Nord, en plantant des arbres dans les pays du Sud. C’est du développement durable par la compensation carbone.
Aujourd’hui, dans cet enjeu environnemental, il y a tout et rien à la fois. Il y a des gens qui s’investissent beaucoup quantitativement, mais sans ligne directionnelle. Nous, chez Bionoor, on avance en suivant une démarche : on plante des arbres dans le désert, mais on ne s’arrête pas là. Planter simplement des arbres, ça ne sert à rien. Notre objectif est de sensibiliser les gens sur la plantation d’arbres dans les pays du Sud (Algérie, Sénégal, Congo, Madagascar…), et par ce biais on les sensibilise aux problématiques de l’environnement. Aujourd’hui Bionoor plante plusieurs milliers d’arbres par an, et ceci de façon très qualitative.
En effet, on ne se contente pas juste de planter des arbres dans le désert ; on le fait au sein des écoles dans le cadre de nos programmes de reforestation pédagogique. C’est la démarche qualitative qui compte et qui porte des résultats : sensibiliser les enfants aux enjeux liés aux arbres comme la préservation de l’environnement ou la préservation de l’eau, et surtout planter des arbres avec eux.
Pour faire un travail concret, productif et évolutif, on a mis en place un support qui permet d’appuyer cette sensibilisation pédagogique. Bionoor va donc sortir un livret qui s’intitule « Le carnet de santé de mon arbre ». Ce livret a du sens. L’idée c’est de le donner aux enfants car il explique comment planter un arbre, comment ça grandit, comment ça se protège, comment ça s’entretien, etc. En plus d’Edgar Morin qui nous a fait l’honneur de préfacer ce livret, Bionoor a réuni 10 grands penseurs ou références du monde de la pensée, et chacun d’entre eux donne un message pour les enfants.
Les trois dernières lignes de la préface d’Edgar Morin sont les suivantes : « Que les enfants apprennent à connaitre et à aimer les arbres, c’est une œuvre de salut pour l’Afrique et l’Humanité ».
Ce livret doit sortir pour mi-juin, et un site web devrait sortir en parallèle. Ce carnet de santé sera distribué gratuitement aux enfants avec les arbres.

 

Marc Ménasé, Président fondateur de Meninvest, vous en pensez quoi de ces projets ?

Ce qui est incroyable, c’est la diversité de cette entreprise Bionoor, ainsi que la façon de faire éclore ce business. C’est surprenant. On voit bien que pour réussir, l’entrepreneur doit avoir comme qualité la faculté d’adaptation, et d’aller trouver de nouveaux business à lancer ; le challenge n’est pas facile.

 

Hadj Khelil, un commentaire ?

L’équation qu’on essaye de résoudre, c’est qu’en faisant des choses éthiques, on peut faire tourner une enterprise. Pour Bionoor, c’est la vertu qui sera la clé de cette équation : fabriquer de l’argent propre, fabriquer de la richesse de manière éthique, c’est-à-dire sans en détruire ailleurs, c’est ça l’avenir. Aujourd’hui, on est 10.000 « entrepreneurs sociaux » dans le monde ; j’espère qu’on arrivera à prouver que notre démarche est possible, viable, et qu’elle est reproductible pour d’autres sociétés.

 

 

Pour écouter la chronique de Hadj Khelil (cliquez ici)