Salon mondial de la gestion de l’eau en Allemagne: Des présentations des pays du Maghreb seront proposées

13 février 2012 | Pas de commentaires
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Lors de l’édition 2012 du salon leader mondial de la gestion de l’eau, des eaux usées, des déchets et des matières premières secondaires Ifat Entsorga (7-11 mai 2012, à Munich), des présentations de pays et régions (Maghreb, Russie, Turquie, Canada, Inde…) seront proposées. Une table ronde sera aussi organisée sur le thème du « développement de la capacité du secteur allemand de l’eau sur les marchés internationaux ». Le développement de la géobioénergie et de l’urbanisation, avec la création de mégacités dans le monde, fera encore l’objet de présentations ou conférences spécifiques. La Communauté internationale doit faire face à d’importantes questions qui deviennent plus pressantes au fur et à mesure que les ressources en eau diminuent. Les trois défis majeurs sont: la gestion des eaux transfrontalières pour la prévention des conflits; les problèmes liés au changement climatique; les répercussions de la mondialisation du commerce sur la gestion de l’eau.

Étant donné que les ressources en eau sont de plus en plus limitées, les possibilités de déclenchement d’un conflit à cause de l’attribution des eaux transfrontalières augmentent. Il faut soutenir les mesures visant à améliorer la coopération au niveau régional en matière de gestion des ressources en eaux transfrontalières. Les pays en développement sont particulièrement vulnérables aux problèmes liés au changement climatique tels que les inondations et la sécheresse. L’assistance sous forme de recherche et d’un renforcement des capacités qui leur permettraient de prévenir et de réagir aux problèmes croissants est nécessaire. Quant au commerce, la libéralisation du commerce international pourrait avoir un impact positif sur les pays en développement. L’importation des produits alimentaires dont la culture exige une irrigation intensive pourrait être une démarche plus pratique et plus rentable pour assurer la sécurité alimentaire. Néanmoins, il ne faut pas compromettre les perspectives à long terme de sécurité alimentaire du pays ou avoir un impact négatif sur les paysans qui cultivent les produits alimentaires au sein du pays en développement.

Il faudrait établir un partenariat stratégique au niveau international pour atteindre les objectifs et résoudre les problèmes. Ce processus devrait être conduit par les pays en développement et comprendre la société civile.

Dans les pays en développement, la recherche d’un essor économique durable intègre mal l’importance socio–économique de la protection de l’environnement naturel et de la qualité de vie des populations. En particulier, la lutte contre la pollution des eaux ne dispose encore que de moyens dramatiquement insuffisants et le retard en matière d’épuration des eaux usées domestiques et urbaines est catastrophique. La proportion des eaux usées bénéficiant d’une épuration dans les pays en développement se situe entre 0 et 10 %; elle fluctue entre 30 et parfois près de 100 % dans les pays industrialisés. D’autre part, pour une même région géographique, les zones rurales et les grandes périphéries urbaines sont toujours très nettement sous–équipées par rapport aux centres urbains alors qu’elles sont, très souvent et de loin, les plus peuplées.

Malgré certaines similitudes entre la condition des collectivités rurales dans les pays occidentaux et celle de nombreuses populations dans les pays en développement (environnement plus fragile conduisant à des exigences épuratrices souvent plus sévères, technologies classiques d’épuration peu ou pas adaptées et coûts prohibitifs à l’exploitation, technologies extensives d’épuration mieux adaptées mais insuffisamment maîtrisées et mal appliquées), il est évident que la problématique de la gestion des eaux usées se présente, dans les pays du Sud, avec des contraintes sans commune mesure avec les situations rencontrées en Europe, par exemple. Il en résulte que les solutions techniques qui ont fait leurs preuves dans les pays européens risquent fort d’être décevantes sur place.

Enfin, le 16e Symposium international du salon Ifat Entsorga sera consacré au secteur de l’eau et des déchets durables.

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