Rachegoune: une île paradisiaque en Algérie.

23 janvier 2012 | Pas de commentaires
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Distante d’une trentaine de kilomètres du chef lieu de la wilaya d’Ain Temouchent, située à l’ouest d’Alger (Algérie), l’île de Rachegoune est un site naturel qui suscite la curiosité aussi bien pour sa beauté particulière que pour sa biodiversité et son intérêt scientifique. Ce site constitue une escale pour de nombreuses espèces de l’avifaune migratrice. Chose qui suscité la curiosité et l’intérêt des scientifiques étrangers. Un documentaire scientifique a été consacré à ce site et aux îles Habibas. Ce film, réalisé par une équipe d’experts italiens, a été projeté à la « Biennale des arts », qui s’est déroulée, en septembre dernier, à Istanbul (Turquie). L’île renferme des sentiers empruntés par des milliers de visiteurs chaque année. Ceux là, curieux de découvrir leur beau pays viennent avec leurs propres moyens (location d’embarcations). Pour ces spécialistes, le site de l’île de Rachegoune est exceptionnel, non seulement, en Algérie mais aussi en Méditerranée, au vu de sa biodiversité, d’où la nécessité de le protéger et de préserver les espèces animales qui s’y installent le temps d’une saison ou lors d’une migration.

Ils estiment que l’île de Rachegoune est un site de repos et de nidification de quelques espèces de l’avifaune migratrice entre l’Eurasie et l’Afrique, comme le Goéland d’Audouin, le Faucon d’Eléonore. Elle est l’un des derniers témoins du phoque moine de méditerranée.

Sa fragilité et les risques que représente sa dégradation pour ces espèces appellent à la prise de mesures pour le préserver. C’est ainsi que la direction locale de l’environnement lui accorde une attention particulière, en initiant plusieurs démarches dans ce sens. La première action a été la proposition de classement de l’île en tant que zone humide. Ce projet a été initié par le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme. Un bureau d’étude français a élaboré une étude d’aménagement de l’île, également proposée pour un classement par le ministère de la culture, en tant que site historique. L’étude d’aménagement a relevé que l’île n’a pas subi de dégradation. Elle préconise, toutefois, certains travaux dits « légers » avant son ouverture au public, aux chercheurs et aux étudiants.

En outre, il a été préconisé dans cette étude l’agrandissement de l’embarcadère qui passera de deux à cinq places, la réalisation d’une petite piste en léger et la réhabilitation du poste de vigile.

Il est question également la réalisation en léger de ruelles pour accueillir les visiteurs, l’équipement du phare en moyens plus importants de récupération d’eaux pluviales et la réalisation d’un petit abri de pêche qui servira en cas de mauvais temps. L’étude prévoit la pose de panneaux photovoltaïques pour alimenter l’île en énergie solaire et la pose de panneaux d’indication, d’information et de sensibilisation du public sur l’importance du site, sur sa fragilité et l’intérêt de le protéger. Pour sa part, la Conservation des forêts met l’accent sur l’importance du classement de cette île. Partie prenante du domaine du littoral, le site, d’une superficie de 12 ha, a été fréquenté par l’homme depuis la préhistoire.

Pour cet organisme, l’aménagement doit obéir à la loi 02-02 portant protection du littoral, notamment dans le volet interdisant toute construction en dur sur le territoire du littoral et donc de l’île.

chahrazed Aïd

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