Comment devenir une entreprise cleen et green ? (partie 1)

L’entreprise de demain sera cleen et green, ou ne sera pas ! C’est sur ce postulat très fort et ambitieux que nous posons aujourd’hui la première pierre de notre série d’articles ô combien importants sur la manière de devenir une entreprise responsable et éthiquement engagée. Dans l’article du jour, nous allons passer au crible une étape très importante de votre relation avec vos prospects : c’est la manière de communiquer et la dimension marketing. Vous vous demandez comment faire pour communiquer de manière éthique et verte ? Bionoor, votre fournisseur de dattes fraîches et d’idées, éclaire votre lanterne en vous apportant quelques éléments de réponse. Nous verrons successivement le volet éthique puis la dimension environnementale.

Communiquer vert, la transparence avant tout

Lorsque l’on médite sur le domaine du marketing et de la communication aujourd’hui, force est de constater qu’il jouit d’une manière générale d’une piteuse image. Discutez avec votre entourage, et demandez-leur ce qu’ils pensent du secteur de la publicité : certainement que vous entendrez des qualificatifs tels que « menteurs », « arnaqueurs », « escrocs » ou encore « trompeurs », etc… bref, un champ sémantique peu reluisant, certainement pas volé aux vues de certaines pratiques sur le marché. Pourtant, une solution existe pour réussir malgré tout à travailler ce secteur de l’entreprise, ou plutôt ce pôle, de manière extrêmement positive et intéressante. Cette solution, c’est tout simplement la transparence.

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En communiquant de manière transparente, vous allez pouvoir créer une relation de confiance inimaginable avec votre client, que ce soit sur votre site web, sur vos réseaux sociaux, ou tout autre moyen de communication (flyers par exemple). N’induisez jamais le client à l’erreur, ne le trompez pas avec des titres racoleurs, mais soyez intègres avec lui. N’hésitez pas à lui donner des conseils gratuits (qui soient utiles, pas juste du blabla), car cela prouve que vous êtes un partenaire et pas seulement un prestataire. Si des choses sont payantes dans votre offre, faites-lui savoir avant qu’il ne s’en rende compte, car il pourrait prendre cela comme une petite « trahison », et montrez-lui que vous n’avez rien à cacher. Le client doit se sentir chez lui lorsque vous l’accueillez et que vous communiquez avec lui.

Communiquer vert, limiter ses impacts sur l’environnement

Autre décor, autre gestion de la communication. Dans cette partie, nous allons voir comment gérer sa communication d’un point de vue environnement, en tentant de limiter au maximum les impacts sur l’environnement. Si l’on regarde le domaine de la communication, on se rend compte qu’il se divise en deux grands sous-domaines : la communication web et la communication print (impression de flyers, d’affiches, etc…). La première stratégie est de faire passer au maximum la communication print vers le web. Par exemple, vous avez un restaurant ou un commerce physique, et vous avez la conviction que le flyer reste un moyen de communication efficace pour toucher les gens chez eux, et ainsi les inviter à venir dans votre magasin.

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Il existe aujourd’hui une alternative très intéressante, très efficace et durable à différents niveaux. Grâce à un outil comme Facebook Ads (nous ne sommes pas les ambassadeurs de ce réseau social, mais il faut reconnaître que son utilité est prouvée), il vous est possible de cibler les personnes dans un secteur extrêmement précis (dans un arrondissement, autour d’une rue, etc…), et de communiquer auprès de cette cible. Votre investissement sera rentable car ciblé, et votre impact sur l’environnement sera amélioré.

Il existe évidemment d’autres manières de communiquer auprès de vos prospects sans nuire à l’environnement, mais l’objectif était surtout de vous donner des pistes de réflexion dans ce sens. Donc désormais,  c’est à vous de jouer !

Marketing éthique : l’explosion du paradigme

Marketing éthique : l’explosion de paradigme

Aujourd’hui, fort heureusement, de plus en plus de clients et d’institutions sont préoccupés par la dimension éthique des affaires et des échanges. Par voie de conséquence, les entreprises ont été contraintes de s’adapter à cette nouvelle donne, à la fois lente mais tellement porteuse d’espoirs : dans les pays de l’OCDE, une étude a permis de montrer que 35% des individus se sentent concernés par des notions humanistes telles que l’éthique et le développement personnel.

Comment pouvoir satisfaire cette nouvelle demande, alors que le marketing a longtemps été synonyme de valeurs mercantiles et machiavéliques ?

Le point de vue de Hadj Khelil, fondateur de Bionoor et expert en Green-Business.

Du Développement de produit au développement des valeurs

On a effectivement assisté depuis quelques années maintenant à un changement de paradigmes, à un bouleversement de valeurs. D’un système économique basé sur le développement de produits et des marques, nous sommes finalement passés à un système de développement des valeurs.

Mais à y regarder de plus près, cette évolution paraît un tantinet logique. Souvenez-vous il y a quelques dizaines d’années, la tonalité des publicités à l’heure des 30 Glorieuses : en pleine croissance, les pays industrialisés voyaient, à grands coup de politique keynésienne, leur population s’accroitre et augmenter leur pouvoir d’achat. A ce moment-là, la communication, fort « industrialisée », ressemblait à une sorte d’appel à l’achat standard, primitif, très axé sur le tapage commercial. Peu à peu, avec le début d’une nouvelle ère de consommation, la communication devenait plus tournée vers le client, où l’on essayait de le séduire par des slogans plus subtils, plus évocateurs, plus subliminaux.

C’est alors qu’à l’heure des NTIC, et des nouveaux changements observés dans notre économie moderne en termes de valeurs, centrées sur le Vert, l’éthique, le durable, la sincérité, la transparence, etc…le marketing devait s’adapter à ce bouleversement économique et social, et donna finalement lieu à un marketing dit éthique. L’objectif est non plus de vendre de manière sauvage, mais d’inviter le consommateur à une réflexion sur « comment rendre ensemble ce monde meilleur ».

L’impact du Web 2.0 et des réseaux sociaux

Indéniablement, l’émergence dans un premier temps d’Internet, puis du Web 2.0 et des réseaux sociaux, a jeté les bases d’une nouvelle forme de concurrence pour les entreprises, axée sur un point fondamental de la communication et du marketing : c’est l’accès à l’information. Depuis, le rapport de force a changé : chaque entreprise, chaque marque, se voit obligée de mettre en pratique un certain nombre de valeurs, de morales, d’éthique donc, sous peine de voir son image auprès des consommateurs remis en cause, voire carrément ternie. Après la révolution consumériste initiée par Ralph Nader aux Etats-Unis, un nouveau cap vient d’être franchi, grâce à un usage plus responsable et citoyen d’Internet, outil lui-même développé pour des activités militaires dans un premier temps, et devenu ensuite un des leviers de la mondialisation. Dr Frankenstein n’aurait pas fait mieux.

RH et Green-Business : comment recruter et manager éthique ?

RH et Green-Business : comment recruter et manager éthique ?

Lorsque l’on parle de recrutement éthique, on pense souvent, à juste titre, à l’éthique du recruteur. On s’interroge alors tout naturellement sur la procédure de sélection des candidats : le recrutement n’a-t-il pas fait l’objet de discriminations ? A-t-on donné la même chance à tous, quel que soit son sexe, ses origines, sa religion, sa couleur ?

Si cette approche n’est pas mauvaise en soi, elle ne peut être suffisante dans une démarche « Verte » de Ressources Humaines. Car recruter éthique, c’est aussi se questionner sur l’éthique du recruté. Comment alors déceler ce potentiel humain ?

Le point de vue de Hadj Khelil, expert en Green-Business.

Des techniques pour déceler le potentiel éthique

S’il n’existe pas de recette miracle en la matière, quelques outils et techniques peuvent aider à révéler le niveau d’éthique du candidat, et l’importance accordée par celui-ci aux valeurs humaines.

En premier lieu, le questionnement comportemental. Il s’agit ici de poser une question implicante au prétendant au poste, sur une de ses expériences professionnelles passées par exemple, pour pouvoir évaluer son niveau d’éthique. Illustration : « Dans vos expériences passées, avez-vous été amené à mentir ? » Ou encore : « Cacher des informations à votre client pour conclure une vente fait-il partie « du jeu » du commercial ? »

D’autre part, peut également être utilisée la mise en situation professionnelle, avec des tests psychologiques individuels ou de groupe de gestion de crise par exemple. Vous décèlerez assez rapidement les individus qui sont prêts à tricher pour arriver à leur fin, et ceux qui préservent leur intégrité naturelle dans pareilles situations.

Disons-le tout de suite, l’exercice est délicat, subtil, cocasse. Car en se lançant dans de telles pratiques, si l’art et la manière de le faire n’est pas au rendez-vous, vous vous exposerez vous-même à un manque d’éthique. Donc, en cadrant bien vos questions et vos mises en situation (des cabinets spécialisés en Management éthique existent et peuvent vous aider en cela), l’objectif est ainsi d’observer, dans un contexte précis, sa réaction et sa manière d’être réelle. Vous pourrez ainsi juger de son potentiel « moral » d’une part, mais aussi de sa capacité, et c’est là tout l’intérêt du Management éthique d’un point de vue Business, à apporter des solutions en période de crise.

Un « investissement » en capital humain à long terme

Effectivement, recruter éthique, puis former éthique, est un réel « pari » sur l’avenir. Il n’est un secret pour personne que le sérieux, la transparence et le respect des différents partenaires contribueront à terme à fidéliser ces derniers. Pour cela, il ne faut pas compter uniquement sur la qualité du recrutement, mais également mettre en place une politique de formation à tous les niveaux de l’entreprise : commercial, marketing, managérial, financier,… etc Ces différents pôles convergeront ainsi vers un dénominateur commun : rendre son business à la fois plus rentable et plus éthique. Mais cela demande bien évidemment du temps puisque cela suppose la remise en cause d’un certain nombre de standards inhérents à la pratique des affaires. Tout un programme.

Rendre votre Business plus vert par la R&D

Comment rendre votre Business plus vert par la R&D?

Si l’importance et le caractère stratégique de la R&D fait l’unanimité chez tous les entrepreneurs, sa mise en pratique pour rendre son business plus écologique et éthique demeure encore balbutiante. La faute à une mauvaise vision de l’innovation, de la R&D,… et du Green-Business.

Pour mieux appréhender ces concepts et comprendre comment la RD peut rendre votre activité plus durable, l’expertise de Hadj Khelil « Business vert », fondateur de la société Bionoor.

Lever certaines ambiguités autour de la R&D dédiée Green-Business

Tout d’abord, il faut bien comprendre que la R&D au service du Green-Business, ce n’est pas seulement équiper ses chercheurs d’outils et de matériaux recyclables, c’est mettre cette activité au service de l’environnement et de l’éthique.

Parce qu’en Green-Business comme ailleurs, compte-tenu de la problématique de compétitivité française à laquelle beaucoup d’entreprises sont confrontées, la RD est devenue au fil du temps, une réelle nécessité stratégique. Pourtant, ce levier de valeur ajoutée, qui pesait 436 milliards de $ aux Etats-Unis en 2012 (soit presque 10 fois plus qu’en France la même année !), souffre d’une certaine négligence en France, en partie due à un blocage d’ordre culturel. Dans nombre de PME/TPE françaises, la dimension « recherche et développement » est perçue comme une activité complexe, utopique, et donc réservée aux grandes entreprises. Ce qui, comme nous allons le voir plus bas, est complètement erroné.

Dans un tel contexte, la volonté de rendre son business plus vert par l’innovation semble plus que jamais compromise. Heureusement, des solutions existent.

Des aides et des idées pour vous lancer

Par exemple, en Ile-de-France, selon votre activité, deux dispositifs existent pour aider les PME et TPE à faire de la R&D. Ce sont l’ARAQ (Aide Régionale à l’Agroalimentaire de Qualité) et l’AIMA (Aide à la Maturation de Projets Innovants) : ces organismes interviennent ainsi à deux niveaux. Sur le plan financier, ces structures peuvent couvrir jusqu’à 70 % de vos investissements en R&D.

D’un point de vue technique et industriel, des professionnels vous aident à définir le contenu de votre projet, et vous orientent par la suite vers des chercheurs spécialisés dans la résolution opérationnelle de votre projet.

Concrètement, notre société Bionoor a fait appel à cette aide pour le développement d’une charcuterie Bio Halal, et a pu bénéficier de conseils d’experts en la matière. Toute la difficulté était de trouver des solutions, dans notre cas d’espèce, afin de rendre les ingrédients bio, les procédés industriels bio, le savoir-faire bio, etc… pour pouvoir obtenir à la fin un chorizo Bio halal selon les conditions de l’Agriculture Biologique.

Bientôt la rentrée…

Dans quelques jours, c’est la rentrée pour Bionoor. Au programme : de nouveaux produits, de nouveaux défis, et de nouvelles aventures dans le bio et l’éthique. En attendant, nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir la dernière chronique d’Hadj Khelil, expert « green business » pour BFM Radio. A très bientôt.

Devenir un « transformateur vert », un créneau porteur

Le secteur du bio apparait plus que jamais d’actualité dans un contexte de défiance des consommateurs vis-à-vis de l’alimentation. Mais le bio n’est pas réservé aux seules matières premières. Comment devenir un « transformateur vert » ? Le point de vue d’Hadj Khelil, fondateur de Bionoor.

 

 

Le domaine du bio n’est pas réservé au seul secteur agricole, bien au contraire. Les matières premières estampillées « AB » peuvent être transformées pour un  usage industriel, ce qui permettra de valoriser ces produits et de leur donner une valeur ajoutée.

 

Pourquoi devenir un transformateur vert ?
La première question à se poser, c’est pourquoi devenir un « transformateur vert ». En premier lieu, le marché du bio c’est près de 4 milliards d’euros avec une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années. Dans ce domaine, le secteur de la transformation croit à une vitesse vertigineuse avec +18% pour 2011 (dernier chiffre établi), soit 7 points de plus que le marché du bio en lui-même.
Deuxième argument : faire de la transformation bio, c’est valoriser ses produits, son image, et développer son business dans une filière d’excellence. Bien souvent, les chefs d’entreprises qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale, mettent en place la stratégie que l’on peut appeler « Têtes Brulées », du même nom que la série télévisée des années 80 avec Pappy Boyington. Ce plan d’attaque, audacieux mais périlleux, consiste à décoller avec les moyens du bord, dans des conditions très compliquées et en prenant beaucoup de risques. Quand on fait du bio, cette stratégie n’est plus possible. Il y a en effet des mécaniques de certifications et de contrôles qui font que tout doit être parfaitement réglé, ajusté et assuré pour que la machine fonctionne de façon optimale.

En somme, adhérer à la mécanique du bio, c’est être accompagné par des professionnel tout en faisant avancer qualitativement ses produits et ses méthodes.

 

Devenir transformateur bio : mode d’emploi et cas pratique

La première étape est relative à la conception de votre produit. Celle-ci englobe la création d’une gamme, le sourcing des matières, l’adaptation des process et développements, la recherche d’expertise pour la formulation cosmétique (par exemple), l’information relative aux règlements, etc. Bien souvent, la conceptualisation apparait comme relativement complexe, mais en réalité elle est loin d’être insurmontable : il existe en effet des organismes, tels que les centres régionaux d’innovation et de transfert de technologies (CRITT), pouvant vous conseiller et même vous accompagner.
Une fois la conception aboutie, il faut se pencher sur la réalisation. Raisonnablement, à ce stade de développement, vous n’allez pas directement sortir votre produit en quantité industrielle, mais vous allez plutôt chercher à réaliser une pré-série sans que cela vous revienne trop cher. Dans l’industrie des cosmétiques, activité de transformation des matières premières agricoles bio, cette opportunité est possible : il existe en effet des pôles de fabrication où des gens sont capables de formuler et de fabriquer à façon votre produit sur une petite quantité.

Sachant qu’un produit cosmétique est vendu environ 50 euros dans le commerce, alors qu’il est produit pour 6 fois moins cher (8 euros), produire 200 unités vous coutera 1600 euros. Vous pourrez ainsi développer votre première gamme pour un budget allant de 7000 à 10000 euros, ce qui est à la portée de beaucoup de jeunes entrepreneurs.

De producteur à entrepreneur : les règles du bio pour créer de la valeur

Le secteur agricole se renouvèle et attire notamment une nouvelle frange de la population. D’agriculteurs, ils deviennent plus que jamais entrepreneurs. Une des clés pour créer de la valeur ? Les démarches de labellisation, et le bio notamment. Le point de vue d’Hadj Khelil, entrepreneur, fondateur de Bionoor.


Il n’échappera à personne que les agriculteurs s’investissent à plein temps dans leurs exploitations que ce soit physiquement, matériellement et même moralement, cherchant ainsi à pérenniser et à développer leur projet dans le temps. En somme, ce sont de véritables entrepreneurs, et à ce titre ils souhaitent optimiser leur système de production tout en valorisant leurs produits. Oui, mais comment faire ? Au vu de la tendance actuelle, il semblerait  que, pour eux, la solution résiderait dans le bio.

Le logo « AB » revêt des valeurs unanimement intégrées et défendues telles que la protection de l’environnement et de la santé publique. Or du côté des consommateurs, on exprime justement le souhait de consommer des produits qui ont du sens et de la qualité. C’est pourquoi, les produits alimentaires estampillés « agriculture biologique » ont une valeur sur le marché, au présent comme pour l’avenir. Il n’est donc pas étonnant de voir les entrepreneurs agricoles faire le saut dans le bio, quitte à changer profondément leur système de production. En 2012, l’agriculture biologique a représenté 4,5% de la surface agricole en France, soit 1 million d’hectares (2/3 en bio et 1/3 en conversion bio), avec une progression d’environ 10% en terme de surface.


Trois règles fondamentales à respecter

Mais n’est pas producteur bio qui veut. Pour pouvoir apposer le logo « AB » sur un produit, il faut se conformer aux principes fixés par le règlement européen CE 834/2007. Ce texte juridique d’une trentaine de pages, énonce trois familles de règles fondamentales et cumulatives.

La première porte sur la naturalité. Cette règle impose une production naturelle, sans produit chimique de synthèse. Pour donner un exemple, prenons le cas d’un éleveur de bovins : afin d’obtenir la certification « AB », il devra nourrir ses bêtes avec des produits bio et exclure toute utilisation d’hormone de croissance ou d’antibiotique à titre préventif.

La seconde est relative à la traçabilité. A tout moment, le producteur doit pouvoir justifier l’origine des éléments entrant en jeu dans la fabrication du produit. La traçabilité permet également d’éviter la fraude. En effet, les escroqueries liées à l’apposition de la mention « bio » n’est pas qu’une hypothèse. C’est pourquoi l’obtention de la labélisation est assortie à des contrôles rigoureux, y compris sur les emballages des produits.

La troisième règle fait appel à un protocole énonçant divers principes juridico-éthiques. Pour mieux comprendre, reprenons notre élevage de bovins : lorsque l’animal arrive en fin de vie, le règlement européen impose que l’abattage doit être réalisé avec le minimum de souffrance possible. En cas de manquement à cette règle, la viande ne pourra être considérée comme biologique, même si l’élevage de l’animal a respecté les règles de naturalité et de traçabilité.

Au final, l’agriculture biologique offre des produits d’une qualité nettement supérieure par rapport aux produits conventionnels, répondant ainsi à la demande des consommateurs, tout en ouvrant des perspectives d’avenir aux agriculteurs français.


A retenir :

L’Agriculture est à l’origine d’une chaine de valeurs qui comprend aussi la transformation et la distribution. Celle-ci représente autant d’opportunités d’entreprendre « bio » pour satisfaire une clientèle toujours plus soucieuse d’une différenciation conforme à la protection de l’environnement et à l’Ethique.

France Culture invite Hadj Khelil pour parler de Bionoor

Hadj Khelil, fondateur et gérant de Bionoor, était l’invité de Louise Tourret dans le cadre de l’émission intitulée « Rue des écoles » diffusée le 29 février 2012 sur les ondes radiophoniques de France Culture.

 

Au cours de l’échange, Hadj Khelil a notamment présenté les actions menées par Bionoor en faveur du développement durable et de l’agriculture biologique pour la restauration scolaire. Hadj Khelil, très engagé sur les questions liées à la pédagogie, a par ailleurs souligné son attachement à l’éducation au goût chez les enfants au sein de l’école.

 

* Vous pouvez retrouver cette émission sur la page de France Culture en (cliquant ici).

* Vous pouvez également lire l’article de Bionoor sur ce sujet en (cliquant ici)

Bientôt 7 milliards de Terriens : l’enjeu du nombre

C’est l’information de ces jours-ci, vous n’en êtes certainement pas réchappés : 7 milliards d’humains, c’est le nombre que nous devrions être après le 31 octobre…autrement dit là, très bientôt !
Les angoisses pleuvent dans beaucoup de médias : comment allons-nous faire pour nourrir tout ce monde ?! Les réponses sont pourtant bien là…


Nous étions un milliard de moins il y a encore moins de 15 ans*. Sept milliards, c’est le nombre que nous serons d’humains sur Terre ce 31 octobre. Les chiffres de la population mondiale viennent d’être communiqués, et le monde est en panique ! Pourquoi ? A cause de la question que les médias nous ressassent régulièrement : nourrir toutes ces bouches, est-ce possible ?

Entre catastrophisme et réalisme

Au-delà du catastrophisme, marque de fabrique de l’exercice quotidien des JTs, il y a beaucoup moins de raisons de s’émouvoir que l’on peut penser.
Ne nous laissons pas à titre d’exemple berner par les famines cycliques en Corne de l’Afrique et dans d’autres régions du monde qui remplissent – cycliquement, donc – nos colonnes de journaux. Car celles-là se déroulent scandaleusement alors même que les moyens d’y remédier sont bien présents !
Souvenez-vous de cette invective lancée par le ministre allemand responsable des affaires africaines contre la Chine, en juillet dernier. Il est reproché à l’empire du capitalisme communiste d’acheter en Ethiopie des terrains pour les consacrer à une agriculture intensive tournée vers l’export. Si tel est effectivement le cas, quid des populations locales, qui meurent de faim ?

Quand Nord-au-ventre-rond regarde Sud-au-ventre-creux

Autre paradoxe : la révolution agricole de la PAC européenne dans les années 1960 aura amené des gaspillages monstre sur notre propre continent (30 à 50 % de la production sur l’ensemble de la planète), et le retournement récent du modèle via la régulation communautaire ou le développement, certes spectaculaire, du bio n’enrayeront pas cet état de fait. En tout cas pas tout de suite. Aujourd’hui, et depuis plusieurs années, les agriculteurs n’y trouvent pas si souvent leur compte.

Nous vivons de ce point de vue dans un monde à deux vitesses. Marion Guillou, auteure de Neuf milliards d’hommes à nourrir, estime que 1,45 milliards des personnes vivant sur Terre sont surnourries. Comment avoir l’esprit tranquille quand le Nord-au-ventre-rond se gave en regardant le Sud-au-ventre-creux mourir ?
Notre réel modèle de solidarité internationale n’est-il pas à créer ici, comme une alternative à la fausse démocratie internationale ONU-OMC ? Hadj Khelil, notre fondateur mais aussi spécialiste de l’économie, aurait sans doute beaucoup à dire sur le sujet…

Pas de panique sur l’enjeu mutritionnel…what else?

Le quotidien gratuit Metro** cite Gilles Pinson, directeur de recherche à l’Ined (Institut national des études démographiques), qui explique qu' »On arrivera sans doute à nourrir 10 milliards d’habitants demain aussi bien, voire mieux, que 7 milliards aujourd’hui », sachant que depuis quarante ans, les rendements agricoles ont plus que doublé.

Si Bionoor s’intéresse au sujet, nos chers lecteurs l’auront compris, c’est bien sûr que la problématique agroalimentaire est clairement évidente. Mais aussi parce que les questions environnementales sont tout aussi prégnantes.
L’ONU prévoit qu’en 2050, 200 millions de personnes seront forcées de migrer à cause des dérèglements climatiques. En première ligne, le îles-Etats qui se préparent à subir de front la montée des eaux…qui en fait la subissent déjà. En Afrique, et Bionoor en sait quelque chose, c’est l’avancée du désert qui menace la stabilité géographique des populations. D’où la nécessité d’agir, chacun à son niveau.

L’enjeu plus inquiétant : le réchauffement climatique

Ici, davantage que de partage des vivres, il est question de multiplication des causes du réchauffement, chaque individu en étant un opérateur à une échelle très variable. Car plus nous seront nombreux, plus – si nous nos modes de vie n’évoluent pas – les rejets de GES (gaz à effet de serre) seront importants. La démonstration est mathématiquement évidente…a priori.

Mais qu’on ne se méprenne pas. La culpabilisation, qu’elle soit une pression extérieure ou autocentrée, n’a pas à être de mise.

Sur ces deux enjeux du nombre, que sont donc l’alimentation du septième milliard et les conséquences sur le climat, celle qui a le plus de raison de nous inquiéter est la deuxième, car la visibilité est faible sur l’avenir. Quant à la question alimentaire, l’important est de chercher des solutions, nous diraient les médias classiques. Et si nous puisions dans celles qui existent déjà ?





* Nous avons passé la barre des 6 milliards d’humains sur Terre en 1999
**Edition du 26 octobre 2011

«Chic, le pétrole remonte!»

Article paru dans le magazine économique l’Expansion le 25 mai 2009, par Hadj Khelil.

Après avoir chuté jusqu’à presque 30 dollars fin 2008, revoilà les cours du pétrole au dessus de 60 dollars. Une mauvaise nouvelle ? Au contraire, car on s’approche là d’un niveau de prix qui n’est sans doute pas très éloigné d’un niveau optimal. Le pétrole, lorsqu’il flirtait avec la barre des 150 dollars le baril, commençait à peser dangereusement sur les relations entre le monde arabe et l’Occident, exacerbant une bipolarisation subtile de la problématique énergétique planétaire entre des fournisseurs forcément soupçonnés, dans notre monde finalement modélisé comme une grande épicerie (ou un grand souk…cela dépend), d’organiser la raréfaction d’une ressource rare pour ponctionner outrageusement des clients occidentaux accros à leurs 4×4.

A l’inverse, l’effondrement des cours au second semestre 2008 pouvait certes constituer une vraie bouffée d’oxygène pour le pouvoir d’achat des consommateurs occidentaux au moment ou sévit la récession, mais il ne faut pas s’y tromper : les conséquences d’un pétrole très bon marché sont bien plus néfastes pour la planète que les conséquences d’un pétrole trop cher. Il ne faut pas, par exemple, oublier les effets désastreux qu’a pu avoir un prix du baril à 13 dollars sur les populations de pays producteurs de régions aussi sensibles que le moyen orient, nourrissant la pauvreté, la corruption, l’intégrisme voire le terrorisme.

Plus généralement, un prix du pétrole trop bas découragera les économies d’énergie et la recherche de sources d’énergies alternatives aux hydrocarbures. Dans ce contexte, toutes les incitations à la résolution des problèmes d’approvisionnement en brut risquent de porter systématiquement sur un accroissement de l’offre, au risque d’accélérer irrémédiablement l’exploitation des réserves et de réduire le temps disponible à la recherche de nouvelles sources d’énergie. A 60 dollars le baril, ce temps s’allonge, et offre quelques chances supplémentaires de ne pas passer directement de l’âge des 4×4 à celui des babouches.