Bionoor au Salon des Entrepreneurs à Paris…

Les organisateurs de la 20ème édition du Salon des Entrepreneurs de Paris, ont à nouveau mis Bionoor à l’honneur. Pour l’occasion, Hadj Khelil, reconnu comme l’un des 5 entrepreneurs emblématiques français cette année, a été invité pour participer à une conférence aux côtés de Augustin Paluel-Marmont, Nicolas Doucerain, Guillaume Gibault, et Sandra Le Grand. En attendant la vidéo de son speech, Bionoor partage avec vous une interview réalisée lors de ce salon :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DHMTVd4zh9M[/youtube]

Hadj Khelil sur les ondes de BFM

Hadj Khelil, vous étiez en partance pour le Sommet de la Terre au Brésil. Maintenant que vous êtes de nouveau parmi nous, racontez-nous RIO+20…

 

J’étais excité à l’idée de partir et de participer à ce grand rendez-vous. Comme on s’était planté quelques années avant à Copenhague, il n’était pas question que l’on reproduise les mêmes erreurs cette fois-ci. J’avais la ferme conviction qu’il était impossible de passer à côté de ce Sommet mondial.

 

Pour moi, Rio+20 ça a été bouleversant : j’ai passé du temps avec Edgar Morin, j’ai rencontré le chef indien Raoni, j’ai pu échanger avec des chefs d’Etats, j’étais au milieu de discussions parmi des gens passionnants.

 

Mais pour le monde ça a été une perte de temps colossale. On attendait la mise en place de règles coercitives, d’obligations, et de gens qui tapent sur la table. Malheureusement beaucoup de chefs d’Etat étaient absents. Finalement, on se rend compte que les grands Etats n’ont pas intérêt à ce que ça s’arrange. Pourquoi ? Parce que ce sont eux qui vendent les infrastructures et les mécaniques de nettoyage des pollutions. En conséquence, quand on salit la Terre, ça les arrange car ils s’enrichissent. Même quand la nature s’en prend à eux, ils ont des solutions : si la mer monte, ils mettent en place des technologies pour monter des digues qui les protègeront, eux. Au final, on est ressorti triste car politiquement, aucune décision n’a été prise.

 

Le point positif qui va nous permettre de trouver une solution sur le moyen terme, c’est qu’il y a eu une rencontre humaine. Je me suis rendu compte de l’utilité, de la fécondité, et de l’énergie des gens qui sont dans le même domaine que moi. Ce sont eux qui sauveront le monde.

 

Pour les politiques, la responsabilité sociale et environnementale sont des contraintes qui coutent de l’argent. Or, en réalité, ça crée de nouvelles opportunités ; ça ouvre des possibilités de croissance. De plus en plus d’entrepreneurs construisent des modèles alternatifs et élaborent des solutions. Maintenant, c’est aux politiques d’agréger tout ça, et de mettre des cadres qui vont permettre que ces exemples entrepreneurials deviennent des normes… c’est à ce stade que ça bloque aujourd’hui.

 

Qu’en est-il de Bionoor et de ses innovations ? J’ai entendu dire que vous lanciez une innovation mondiale : la viande bio halal.

 

Oui, et je vais vous raconter l’histoire. Bionoor a des clients au Moyen-Orient ; on travaille avec eux sur des produits qui font notre identité, à savoir les produits bio. Ces clients étaient très intéressés par l’excellence de la viande française, à savoir celle des races charolaise et limousine. Ils nous ont donc demandé de résoudre l’équation qui consiste à leur fournir des produits certifiés « Agriculture Biologique », tout en étant consommables par les musulmans (certification halal). Satisfaire cette demande n’a pas été une chose facile. Bionoor a été confronté à une difficulté qui nous empêchait d’y parvenir : l’interprétation d’un règlement européen. Nous avons donc œuvré pour que cette dernière puisse ouvrir une nouvelle voie, et nous y sommes parvenus. La viande halal bio est donc devenue une exclusivité mondiale proposée par Bionoor.

 

Initialement, ce produit a été développé pour le Moyen-Orient, notamment pour des clients Koweitiens, mais on s’est rendu compte que la profondeur de marché était énorme en France. Il faut savoir que le marché du halal c’est 6 milliards d’euros en France. Le marché du bio c’est 2,6 milliards.

 

Mais existe t-il une réelle demande d’une telle viande ?

 

Même si la part de marché est petite, sur 6 milliards d’euros, moi ça me va. D’autre part, il est évident que les préoccupations relatives à l’environnement, à l’éthique, et au bien-être animal, sont des choses qui grandissent dans toutes les communautés humaines et dans toutes les strates sociales.

 

Cette viande va t-elle couter cher ?

Le halal est un marché d’entrée de gamme où les marges sont faibles. On sera 20% plus cher que le panier moyen halal, mais 10% moins cher que les prix classiques constatés dans le bio. A noter que la viande halal bio de Bionoor sera disponible à partir du 1er octobre prochain en France.

 

Mais pour votre produit, vous allez créer une filière d’élevage bio ?
Pour démarrer, voici notre stratégie : nous allons partir de la filière bio qui existe déjà en France, et nous allons la développer. Néanmoins, si les demandes sont supérieures, alors oui, on va étudier d’autres solutions.

 

Une entreprise peut-elle se convertir au bio, quant bien même ce n’est pas son cœur de business ?

Tout à fait. Il y a beaucoup de gens qui font l’erreur de croire qu’un produit est bio parce qu’il est naturel. En fait, le règlement bio se résume en trois points fondamentaux : la production naturelle sans pesticides ou engrais chimiques, un protocole de traçabilité (connaître le parcours du produit), et un fourre-tout juridique listant tous les usages impératifs à respecter. Le AB ce n’est pas que pour les agriculteurs. On peut être boulanger AB, épicier AB, industriel AB, y compris dans le non-alimentaire.

Bionoor est dans Le Parisien !

C’est une question que personne ne se serait posée il y a a peine vingt ans, lorsque les certificats et labels ne fleurissaient pas encore sur nos tables. La viande halal peut elle aussi être bio? La réponse est oui. Pour la première fois en France, des steaks hachés, bavettes et autres morceaux de boeuf vont arriver la semaine prochaine sur les rayons de certains supermarchés et dans les assiettes de quelques restaurants*, sous la double étiquette. C’est notamment le cas Du Jardin du Val d’Argenteuil.

 

La petite entreprise Bionoor, basée a Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), est la première a se lancer sur ce marché. « II y a un vrai potentiel », juge son patron Hadj Khelil, qui évoque la vente possible de « 1500 t par an ». Voila dix ans que cet ancien tradeur s’est lancé dans le commerce de produits bio et équitables (dattes importées d’Algérie, pommes, poires, chocolat).

 

L’idée lui a été soufflée par des clients du Moyen-Orient. « Ces societes, qui fournissent des grandes surfaces ou des palais royaux, voulaient de la viande française, type limousine ou charolaise. On a fait une étude de marché, et on s’est rendu compte qu’il y avait un marche ici aussi. Le halal représente un marche potentiel de 6 Mds€. Le bio, c’est seulement 2,6 milliards ».

 

Mais l’obtention de la certification bio lui a donne un peu de fil a retordre. Bionoor s’était pourtant alliée à un abattoir déjà rompu aux exigences de la reglementation européenne, situé dans le centre de la France. Restait une question : l’abattage halal, pratiqué sans étourdir les bêtes, est-il compatible avec l’un des principes du bio, imposant de limiter au maximum la souffrance des animaux? La reglementation, très précise sur certains points, n’aborde pas spécifiquement le sujet. Dans un premier temps, l’organisme Ecocert, sollicité pour délivrer le label bio, a hésité. « Pas compatible », répondait ainsi l’un de ses représentants dans un mail en juillet. Hadj Khelil épluche alors les documents, argumente : « Si l’abattage est pratiqué dans les regles, nen n’indique qu’il augmente la douleur ». Bionoor a finalement obtenu sa certification début août. Chez Ecocert, on souligne que les organismes de certification ne peuvent « créer d’exigences supplémentaires », dans l’attente d’une éventuelle « decision des pouvoirs publics ». En 2011, l’Inao, institut public en charge des signes officiels de l’origine et de la qualité (AOC, label rouge, bio ), avait entamé une reflexion sur l’abattage sans étourdissement. « A ce stade, indique une porte-parole, l’Institut n’a pas trouvé d’incompatibilité »entre cette pratique et la certification bio.

 

Rasséréné, Hadj Khelil se prépare a un succès commercial. La nouvelle a bruissé sur les reseaux sociaux et les réactions enthousiastes s’y multiplient. « L’alimentation halal souffre encore d’une image de junk-food. La communaute musulmane aspire à manger sainement, comme tout le monde », indique Hadj Khelil.

 

* Les steaks hachés seront vendus dans plusieurs enseignes halal, sous la marque Tendre France en Ile-de-France, dont le supermarche Halal Market a Aulnay (93) et Pontault-Combault (77), le Jardin Du Val à Argenteuil, et à Metz (57), les pièces nobles (aloyau) seront vendues aux restaurants l’Alambra a Stains (93) et Vitry (94) Renseignements sur www.tendrefrance.fr

 

Article de Gwenael Bourdon pour Le Parisien 12 septembre 2012

Hadj Khelil dans Le Courrier de l’Atlas

Diplômé d’Oxford puis trader à la city de Londres pendant 5 ans, Hadj Khelil a finalement choisi de revenir dans le département de son enfance, le 9-3, pour y fonder son entreprise à l’ga ede 27 ans. Un parcours qui lui vaudra de remporter le prix «Talent des Cités» et «Talent de la création d’entreprise» en 2006. Depuis 2001, Bionoor, société de négoce en matières premières, est spécialisée dans l’importation de dattes, pâtisseries orientales, chocolat bio et huile d’olive. D’abord tenté par l’exploitation et le commerce des matières premières dont l’Algérie regorge, le jeune homme est sollicité par un de ses oncles, qui lui rappelle que sa famille possède de nombreuses terres du côté de Ouargla (Algérie), qu’elle a toujours exploitées pour y faire pousser des dattes.

 

Une gamme de produits progressivement élargie

Le marché du bio est alors en plein essort en Europe. Ce seront donc des dattes biologiques. Manque de chance, la première année, les exploitations sont détruites par les criquets et la deuxième, les fruits arrivent avariés en France, car l’entrepreneur n’a pas pris de précautions suffisantes pour leur conditionnement. Mais il lui en faut plus pour se décourager. Peu à peu, il élargit sa gamme : huile d’olive, pâtisseries orientales et autres produits dérivés. Il fournit alors de grandes enseignes telles que Carrefour, Fauchon…
En 2006, il reçoit le prix CréaRIF de l’économie solidaire, dans la catégorie coopération avec les Pays du Sud, pour son activité de commerce solidaire entre la France et l’Algérie. Au-delà des 5000 euros remis par le conseil régional d’Île-de-France, cette récompense est pour lui une forme de reconnaissance. Dix ans plus tard, Hadj Khelil est un homme d’affaires accompli. Aujourd’hui, Bionoor importe des denrées alimentaires issues du commerce équitable et de l’agriculture biologique en provenance de plusieurs continents. Son business model a évolué, puisque son pétrole noir (la datte) ne représente actuellement que 15 à 20% de son chiffre d’affaire qui s’élève tout de même à 1 million d’euros. Il emploi une quarantaine de personnes dans plusieurs pays du monde ( Algérie, Sénégal, Congo…). Car Hadj Khelil a pensé à diversifier ses produits à la vente et ses projets. Toujours féru d’éthique, il s’est intéressé à la plantation d’arbre dans le cadre d’un programme de compensation carbone. Un business en plein essor en Europe, où les bobos ont les moyens de se racheter une bonne conscience.

 

A 38 ans, cet entrepreneur d’Aulnay-sous-Bois souhaite aider à son tour les jeunes des quartiers… mais pas que. Il a donc créé l’an dernier l’association Connex’Cités qui a pour objet de «parvenir à une meilleure équité sociale par le biais d’échanges bilatéraux de savoirs et de savoir-faire et de créer ainsi une commauté fraternelle de partage au-delà des différences sociales». Touche-à-tout, Hadj Khelil anime également depuis plusieurs mois une chronique diffusée sur la radio BFM Business.

 

Article de Nadia Hathroubi-Safsaf pour le magazine « Le Courrier de l’Atlas » n°62 en date de septembre 2012

Hadj Khelil donne de l’espoir aux jeunes de banlieue

Hadj Khelil, Bionoor & des LycéennesL’histoire d’Hadj Khelil donne de l’espoir aux jeunes de banlieue. Né à Alger et arrivé en France à l’âge de un an, il a grandi dans la ville de Drancy, a suivi toute sa scolarité en Seine-Saint-Denis. Diplômé d’une grande école de commerce, qui lui ouvre les portes d’une salle de marché à Londres, il préfère rentrer en France et créer son entreprise. Il y a dix ans, il lançait la première entreprise à introduire l’agriculture biologique en Algérie.

Malgré la réussite de son entreprise, Hadj Khelil est un homme humble et généreux. Toujours résident de la ville de Drancy, il s’implique dans la vie associative, s’appuie sur ses valeurs, comme la générosité et l’entraide, pour avancer. Il insiste sur le fait que tout en travaillant, il ne faut pas être esclave de sa vie. Il n’oublie pas d’où il vient et il est toujours prêt à embaucher des jeunes de banlieue.

 

Article réalisé par Dounia Bounoua, Leïla Motaïb, et Samantha Vaillant pour le journal du lycée Henri-Sellier (Seine-Saint-Denis), qui a trouvé un écho dans les colonnes du journal L’Humanité.

 

Hadj Kheli à l’honneur sur la télévision algérienne

Hadj Khelil, fondateur et gérant de Bionoor, a participé au premier TEDx Alger le 9 avril 2011. Il ne pensait pas que cet évènement aurait de telles retombées, médiatiques et autres, dans son pays de naissance : l’Algérie.
Le 12 mai dernier, Mohamed Kherifi, journaliste et chroniqueur sur la 3ème chaîne algérienne (Athalitha) – arabophone et satellitaire – lui a consacré sa chronique de l’émission de l’après-midi de la chaîne. La chronique est programmée tous les jeudis et s’intitule « Zoom Athalitha », le Zoom de la 3.
Un Zoom qui fait plaisir à Bionoor, et que l’équipe a souhaité partager avec ses amis arabophones.

(Une traduction sera opérée dès que nous en aurons la possibilité)

Ma banlieue…Akacia cite Hadj Khelil

Aujourd’hui nous tenons à donner un peu de visibilité à Akacia, jeune écrivain et poète de Seine-Saint-Denis, qui a récemment cité Hadj Khelil dans ses vers au gré d’un poème intitulé « Ma Banlieue ».

Bionoor_MaBanlieue

« Ma banlieue est malienne, algérienne, sénégalaise, égyptienne, marocaine, camerounaise, tunisienne…
Ma banlieue soupire car elle est souvent montrée du doigt, Continue reading

Bionoor dans le journal Les Echos

"Les Echos Entrepreneur"A 27 ans, Hadj Khelil aurait pu se voir comme le roi du pétrole. En effet, sorti de Sup de Co, c’est à la City de Londres qu’il a démarré sa carrière, en salle des marchés. Une belle expérience, des perspectives… « Mais au bout de quatre ans, j’avais envie d’autre chose. Quitte à travailler dix-huit heures par jour, autant le faire pour moi ».

 

Les débuts ne sont pas simples

Sa famille détenant depuis plusieurs générations des dattiers dans le désert, il se lance en 2002 en créant Bionoor, dont l’objectif est de produire et commercialiser les produits issus des terroirs algériens.
« J’avais gagné assez d’argent à Londres et j’ai débarqué en Algérie en croyant tout savoir, confie-t-il. Entre invasion de criquets et emballages défectueux, j’ai tout perdu, environ 45 000 euros ! J’ai fait toutes les erreurs possibles : main-d’oeuvre, stockage, logistique. Après quatorze mois au RMI, j’ai levé de l’argent auprès de mes proches. Je me suis relancé, en corrigeant cette fois mes erreurs« .

 

L’éthique, ça marche !

Aujourd’hui, Bionoor importe des denrées alimentaires issues du commerce équitable et du bio de plusieurs continents. Avec un « business model » qui a bien changé : la datte ne représente que de 15 à 20 % du chiffre d’affaires, qui s’élève à 1 million d’euros. Le reste est réalisé par la culture et la vente de pommes, de poires et, surtout, par la plantation d’arbres dans le cadre d’un programme de compensation carbone pour le compte de clients. Il emploie 30 à 40 personnes dans plusieurs pays (Algérie, Sénégal, Congo, etc.).

 

Chef d’entreprise et citoyen

A trente-sept ans, l’entrepreneur souhaite aujourd’hui aider les jeunes, via son association Connex’Cités. Son conseil ? « C’est vrai que l’âge peut être un handicap. Je fais plus jeune que mon âge, encore aujourd’hui ! Face aux clients, ma jeunesse ne faisait pas crédible. Mon premier client, un acheteur de grande surface, je l’ai eu au culot ; c’est donc costume obligatoire ! On apprend à séduire nos clients. Au final, l’argent vient d’eux et pas des banques ».

 

Article adapté de Valérie Talmon, Les Echos Entrepreneur.

 

Bionoor, l’entreprise qui reboise l’Afrique

Article de Gwenael Bourdon paru dans Le Parisien du 14 octobre 2010.

Téléchargez la version pdf de « Bionoor, l’entreprise qui reboise l’Afrique ».

 

des enfants plantent des arbres dans des écoles au NigerDe l’importation de dattes algérienne à la plantation d’arbre dans les cours des d’écoles en Afrique. Vous ne voyer pas le rapport ? Hadj Khelil patron de la société Bionoor, si! Voila quelques année que ce jeune entrepreneur d’Aulnay, ancien trader à Londres, allie avec succès deux activités : le commerce de produits équitables, et la compensation carbone. Soit la plantation de milliers d’arbres tous les ans dans plusieurs pays menacés par la désertification. Après le Sénégal, le Congo, l’Algérie, l’entreprise investit au Niger, en partenariat avec le secours populaire des Yvelines.

 

10 centimes prélevés sur chaque kilo de dattes

« Nous leur fournissions des dattes et on s’est mis à monter ce projet » , explique Hadj Khelil le chèque vient l’être signé, qui va permettre à une ONG locale d’acheter semences et matériel. « on plante dans les cours d’école. C’est un projet de reforestation pédagogique ! » souligne l’entrepreneur, « les enfants ce sentent responsables des plantes » renchérit Pascal Rodier, du Secours Populaire. « Pour les arbres, on choisit des espèces locales. Des arbres d’ombrage, des espèces vont servir de clôture pour les jardins, et des acacias pour reconstituer les zones de pâtures ».

Dans chaque pays, le principe est le même. Créer des pépinières ou se fournir auprès de partenaires, pour permettre ensuite aux jardiniers en herbe de reverdir leurs terrains de jeux. Bionoor finance ces opérations grâce à ses ventes, prélevant 7 centimes sur chaque kilo de pomme vendu, 10 centimes pour chaque kilo de dattes, et ainsi de suite. Mais il s’agit aussi d’un plan de développement pour l’entreprise fondée en 2002, puisqu’elle agit également pour le compte d’autres sociétés soucieuses d’environnement, grandes ou petites. Un restaurateur de Stains a ainsi contribué l’an dernier à la mise en terre de 250 plantes en Algérie. Ces opérations représentent un véritable investissement : « il faut en moyenne trois ans pour s’installer dans un nouveau pays. Ça représente environ 50000 euro » évalue Hadj Khelil, auquelle succès donne des ailes.

 

Dans un mois, un autre partenariat devrait être finalisé à Madagascar.

« L’an dernier, on a planté 5000 à 6000 arbres dans trois pays. Mais ce n’est rien comparé à ce qu’on pourra faire quand nos pépinières vont arriver à maturité ! Je vise 50 000 arbres plantés en 2014, dans une dizaine de pays » rien ne lui fera toutefois abandonner ce qui fut le point de départ de l’épopée Bionoor : l’importation des fameuses dattes algérienne produites sur des terres ou se trouvait autrefois la petite exploitation de son grand-père.

 

Bionoor reçoit le prix de l’économie solidaire

Les dirigeants de BionoorIl a repris fièrement la tradition familiale, avec les valeurs ajoutées de la qualité bio et du commerce équitable. Hadj Khelil, le patron de Bionoor, vient de recevoir le prix d’économie solidaire créatif dans la catégorie coopération avec les pays du Sud.

 

Outre les 5000 euros remis par le conseil régional d’Ile de France, c’est tout un réseau de ressources matérielles et techniques qui s’ouvre à cet enthousiaste entrepreneur d’Aulnay-sous-Bois. Epaulé par Jean-Sébastien Coûteux et Frédéric Solbes deux amis d’enfance de Drancy, Hadj Khelil est un vendeur de dattes peu banal. Avec son projet terroirs d’orient, il fait vivre une quarantaine saisonnières de Bir-Dijinin et embaucher trois intérimaires par mois en France. Continue reading