France Culture invite Hadj Khelil pour parler de Bionoor

Hadj Khelil, fondateur et gérant de Bionoor, était l’invité de Louise Tourret dans le cadre de l’émission intitulée « Rue des écoles » diffusée le 29 février 2012 sur les ondes radiophoniques de France Culture.

 

Au cours de l’échange, Hadj Khelil a notamment présenté les actions menées par Bionoor en faveur du développement durable et de l’agriculture biologique pour la restauration scolaire. Hadj Khelil, très engagé sur les questions liées à la pédagogie, a par ailleurs souligné son attachement à l’éducation au goût chez les enfants au sein de l’école.

 

* Vous pouvez retrouver cette émission sur la page de France Culture en (cliquant ici).

* Vous pouvez également lire l’article de Bionoor sur ce sujet en (cliquant ici)

BFM Radio invite Hadj Khelil pour parler de Bionoor

Quelle est l’actualité de Bionoor ?

Bionoor est attributaire d’un marché public ; c’est notre dixième. Il est important de voir que l’on peut être une petite entreprise et être attributaire d’un marché public d’envergure nationale. En l’espèce, c’est un marché de 150.000 euros par an.
Aujourd’hui, suite au Grenelle de l’environnement, il y a eu une impulsion par rapport aux circuits courts, par rapport aux consommations peu polluantes, moins consommatrice en CO2. Ce marché colle parfaitement avec notre projet de produire en local. Je vous explique : Bionoor est en contrat avec une dizaine de producteurs en Île de France, et les collectivités locales franciliennes nous achètent les denrées produites à 10 ou 20 kilomètres du lieu où elles sont consommées.
Comme ce sont des collectivités qui s’occupent d’enfants, l’idée est de pouvoir emmener ces derniers pour voir sur les arbres, les fruits qu’ils vont manger à la cantine.

 


Comment ça se vit un appel d’offre, c’est assez compliqué, non ? Racontez-nous…

En fait, ce n’est pas si dur que ça. Pour rassembler les documents j’ai mis environ trois semaines. Le plus important, c’est d’être carré et nickel ; si on est en retard d’une cotisation, c’est fini.
Pour candidater, ça a été trois semaines de rédaction où il a fallu expliquer les spécificités de Bionoor : notre démarche, ce qui fait que l’on se distingue, et notre valeur ajoutée. Les gens qui lisent notre dossier sont très contents. D’habitude, les sociétés qui remportent ces marchés sont généralement des mastodontes qui arrivent avec des copier-coller des mêmes marchés et donc qui les obtiennent assez souvent. C’est une technique qui semble bien marcher car même si les appels d’offres sont européens, au moment de la consultation finale on retrouve toujours trois ou quatre sociétés… toujours les mêmes! Mais il suffit que quelqu’un arrive de manière un peu différente, avec étude particulière et une vraie idée, ce qui est notre cas, on arrive à se distinguer assez facilement.

 

Bionoor et la plantation d’arbres, ça en est où?

Pour remettre cette action dans son contexte, il faut expliquer comment se sont faites les choses : Les accords de Marrakech permettent de compenser les émissions de CO2 des pays du Nord, en plantant des arbres dans les pays du Sud. C’est du développement durable par la compensation carbone.
Aujourd’hui, dans cet enjeu environnemental, il y a tout et rien à la fois. Il y a des gens qui s’investissent beaucoup quantitativement, mais sans ligne directionnelle. Nous, chez Bionoor, on avance en suivant une démarche : on plante des arbres dans le désert, mais on ne s’arrête pas là. Planter simplement des arbres, ça ne sert à rien. Notre objectif est de sensibiliser les gens sur la plantation d’arbres dans les pays du Sud (Algérie, Sénégal, Congo, Madagascar…), et par ce biais on les sensibilise aux problématiques de l’environnement. Aujourd’hui Bionoor plante plusieurs milliers d’arbres par an, et ceci de façon très qualitative.
En effet, on ne se contente pas juste de planter des arbres dans le désert ; on le fait au sein des écoles dans le cadre de nos programmes de reforestation pédagogique. C’est la démarche qualitative qui compte et qui porte des résultats : sensibiliser les enfants aux enjeux liés aux arbres comme la préservation de l’environnement ou la préservation de l’eau, et surtout planter des arbres avec eux.
Pour faire un travail concret, productif et évolutif, on a mis en place un support qui permet d’appuyer cette sensibilisation pédagogique. Bionoor va donc sortir un livret qui s’intitule « Le carnet de santé de mon arbre ». Ce livret a du sens. L’idée c’est de le donner aux enfants car il explique comment planter un arbre, comment ça grandit, comment ça se protège, comment ça s’entretien, etc. En plus d’Edgar Morin qui nous a fait l’honneur de préfacer ce livret, Bionoor a réuni 10 grands penseurs ou références du monde de la pensée, et chacun d’entre eux donne un message pour les enfants.
Les trois dernières lignes de la préface d’Edgar Morin sont les suivantes : « Que les enfants apprennent à connaitre et à aimer les arbres, c’est une œuvre de salut pour l’Afrique et l’Humanité ».
Ce livret doit sortir pour mi-juin, et un site web devrait sortir en parallèle. Ce carnet de santé sera distribué gratuitement aux enfants avec les arbres.

 

Marc Ménasé, Président fondateur de Meninvest, vous en pensez quoi de ces projets ?

Ce qui est incroyable, c’est la diversité de cette entreprise Bionoor, ainsi que la façon de faire éclore ce business. C’est surprenant. On voit bien que pour réussir, l’entrepreneur doit avoir comme qualité la faculté d’adaptation, et d’aller trouver de nouveaux business à lancer ; le challenge n’est pas facile.

 

Hadj Khelil, un commentaire ?

L’équation qu’on essaye de résoudre, c’est qu’en faisant des choses éthiques, on peut faire tourner une enterprise. Pour Bionoor, c’est la vertu qui sera la clé de cette équation : fabriquer de l’argent propre, fabriquer de la richesse de manière éthique, c’est-à-dire sans en détruire ailleurs, c’est ça l’avenir. Aujourd’hui, on est 10.000 « entrepreneurs sociaux » dans le monde ; j’espère qu’on arrivera à prouver que notre démarche est possible, viable, et qu’elle est reproductible pour d’autres sociétés.

 

 

Pour écouter la chronique de Hadj Khelil (cliquez ici)

 

 

Combien d’arbres pour compenser son carbone?

Certains actes de la vie quotidienne sont beaucoup plus générateurs d’effet de serre que nous le pensons…

 

Le chauffage d’une maison de taille moyenne

  • environ 2,4 tonnes équivalent carbone pour un chauffage au fioul
  • cela tombe à 1,9 tonnes pour un chauffage au gaz naturel
  • et à 0,6 tonne pour un chauffage électrique en France (eh oui, 90% d’électricité nucléaire et hydroélectrique…. cela monte à 4 tonnes aux USA, où il n’y a que 20% d’électricité nucléaire ou « propre » d’un point de vue carbone)

Les transports sont très polluants

Le déplacement moyen en France est aux environs de 14.000 kms /an, ce qui représente entre 0,8 et 2 tonnes avec une voiture (petite cylindrée vs gros 4×4, campagne sans embouteillages vs place de la Concorde à 18 heures, etc.). En plus se rajoutent les problèmes d’ozone et des oxydes d’azote, qui ont un gros impact sur l’effet de serre, mais ne sont pas pris en compte dans les calculs carbones.

Le train est remarquablement économe : seulement 35 kg équivalent carbone par personne

L’avion sera beaucoup plus polluant, entre 0,9 et 3,15 tonnes (variantes : classe éco ou business ou mieux, court, moyen ou long courrier)

 

Doit on se passer de manger pour réduire les émissions carbone ?

Une tonne de carcasse de boeuf génère 4 tonnes d’équivalent carbone. Notre consommation intensive de viande est (in)directement responsable d’environ 20% des émissions de carbone.

Une tonne de blé dans l’agriculture traditionnelle génère environ 110 kg équivalent carbone, dont la plus grande partie provient des engrais, de leur utilisation, de leur production. L’agriculture biologique contribue donc à la diminution de l’empreinte carbone.

 

En positif, ce qu’un arbre absorbe

A côté de ces chiffres, ce qu’un arbre peut faire, c’est bien peu : environ 5 kilos d’absorption de carbone par an, une fois arrivé à maturité, 8 kilos pour un chêne ou d’autres types d’arbres à bois dur et dense… mais à croissance lente.

Il suffit de nous acheter 7 arbres pour compenser à vie le coût de son transport en train. Et si vous vous transportez en voiture…. quelques arbres chaque année et le tour est joué !

Mais un arbre, c’est aussi un impact écologique important, qui va au delà de la pure compensation carbone. Et dans le cadre de l’action des Brigades Vertes, c’est une action de sensibilisation qui permet de parler de tout le reste, et de l’impact au quotidien des petits gestes qui « font mal ».

 

Jeune et Entreprise/ Les actions concretes d’AJE

La situation des jeunes aujourd’hui est comparable à d’autres problématiques rencontrées dans certains champs sociaux (pauvreté, taux d’emploi en baisse, difficultés d’insertion etc). Les grandes idées ne suffisent plus.
Des actions concrètes sont indispensables pour préparer les jeunes, le plus en amont possible, à la rencontre de leur voie professionnelle et du monde de l’entreprise.
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Un nouveau site britannique encourage les carrières écolos

Real Cool FutureLa terre en a rêvé, une ONG britannique l’a fait. Pour aider les vocations vertes, Eden Project(1) s’est donné pour objectif d’expliquer des métiers dont on nous dit régulièrement qu’ils seront ceux de demain. En effet, Gordon Brown, ancien ministre du Royaume Uni, prévoyait en mars dernier la création d’environ 400 000 emplois verts dans les années à venir pour son pays.

Mais entre le discours politique et la mise à disposition d’informations sur ces métiers somme toute assez neufs, il y avait un monde avant la création de l’initiative Real Cool Futures(2).
Expliquer comment on peut avoir telle carrière, et quelles sont les compétences requises, cela paraît pourtant simple. C’est malheureusement loin d’être évident désormais ailleurs qu’outre-Manche.

Des projets innovants

Eden project, cette organisation non gouvernementale basée en Cornouailles, n’en est pas à son coup d’essai en terme de projets innovants. Elle s’est fait connaître en installant dans ses terres de l’extrême sud-ouest de l’Angleterre un complexe environnemental abritant plusieurs types d’écosystèmes distincts, permettant ainsi l’étude de ces derniers en un lieu unique.

Son site www.realcoolfutures.com est une mine d’informations inédites avec notamment une banque de vidéo-témoignages et d’interviews sur différents métiers en prise directe ou indirecte avec l’environnement. On y retrouve autant des métiers de terrain que des postes de type plus inattendus. De l’agent environnemental à la styliste de mode écolo, en passant par les consultants et autres financiers de la compensation carbone, la centaine de profils est particulièrement éclectique et jeunes.
A noter l’ergonomie de l’interface, qui guide l’internaute selon les compétences, qualités et parcours de formation choisis vers les vidéos répondant au mieux aux caractéristiques de chacun. Et pour ceux qui n’auraient pas d’idée, il propose le Random Generator(3), permettant d’accéder à des vidéos de manière aléatoire.

Real Cool Future

Plus qu’un gadget

Plus qu’un simple outil web, Real Cool Futures est un véritable projet. L’équipe d’Eden Project participe dans son cadre à des salons de l’emploi, et a même créé dès 2009, en association avec une ONG spécialisée dans la promotion de l’éducation et de la formation, un programme de formation d’été. De même, l’association a ouvert les portes de son complexe de Cornouailles à des stagiaires dans le cadre d’un programme gouvernemental britannique appelé Green Talent(4), qui sensibilise les jeunes lycéens aux métiers verts, aussi bien au sein d’association que des services liés à l’environnement de grandes entreprises.
Le Royaume Uni est donc entré dans l’offensive de l’emploi à impact positif sur notre environnement, et a fortiori sur notre avenir. Un exemple à suivre, sans doute. Le slogan du programme Real Cool Futures donne à lui seul le ton : Your Planet, Your Talent, Your Future(5).

(1) projet Eden
(2) des avenirs vraiment cool
(3) générateur aléatoire
(4) talent vert
(5) ta planète, ton talent, ton futur

Ramadan : Promo sur les dattes bio

D’habitude, pendant la période de Ramadan, les prix des produits alimentaires augmentent, et particulièrement ceux appréciés pour la rupture du jeune. C’est ainsi que ce mois, qui devrait être celui du partage, devient pour beaucoup de familles une charge financière.

Mais face à cette flambée des prix, Bionoor s’engage : dès aujourd’hui, pour toute commande de 5 paquets, passée avant la fin du mois de Ramadan 2013, le 6ème paquet est gratuit !
Soit 1Kg de dattes offert pour 5Kg de dattes achetées.

C’est notre façon de vous souhaiter un bon Ramadan, tout en vous faisant découvrir les dattes biologiques et éthiques.