Une cantine 100 % Bio à l’école, 5 raisons d’y adhérer (4/6)

Quatrième marche vers la réussite de notre projet de cantine 100 % Bio aujourd’hui, sur les traces de la ville de Mouans-Sartoux, pionnière en la matière. L’objectif de cet article est de montrer en quoi la stratégie employée par cette petite commune des Alpes-Maritimes (à 12 km de Cannes) est remarquable sur bien des points, et notamment, comme nous allons le voir dans les lignes qui suivent, au niveau de la production locale. Bionoor, amoureux de dattes bio et de produits de même nature (!) s’arrête sur un des concepts clés du Bio : promouvoir la culture locale.

dattes bio algérie

Des produits Bio et locaux !

Comme nous l’avons précisé dans le premier article de cette série, la ville s’est dotée d’une régie agricole propre, et a investi dans l’embauche d’un agriculteur pour la gestion de cette activité. Avec la mise en œuvre de cette action, la ville a pu être indépendante pour une très grande partie de ses besoins locaux en matière d’alimentation, et donner un coup de pouce au circuit économique de la commune.

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Avec une production  annuelle avoisinant les 20 tonnes, la ville alimente les 3 écoles de la ville ainsi que d’autres services annexes (crèches, etc…). En parallèle, la priorité donnée à la production locale favorise également la préservation de l’environnement, puisqu’en travaillant en circuit (ultra)court  à travers la limitation des déplacements liés au transport et à la livraison, la mairie réduit au maximum son empreinte écologique. Dans la même dynamique, elle a instauré un système de recyclage des déchets, grâce à une machine de compostage, pour pérenniser cette économie responsable et durable.

Manger local, c’est aussi manger sainement, puisque cette approche garantit par exemple l’utilisation exclusive de fruits et légumes de saison, et ferme la porte à toute tentative d’importation de produits (même bio) venant de l’autre bout du monde, dont la traçabilité est discutable et l’empreinte écologique catastrophique. Cette vision des choses, où tous les citoyens sont finalement acteurs de la chaine (production, transformation, livraison, consommation, recyclage) confère inévitablement à la ville une dynamique territoriale, dépassant le seul cadre scolaire. Si le cercle devient vertueux, on assistera à la création d’emplois au niveau agricole, artisanal, commercial, des services de proximité etc…

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En effet, on espère à terme un développement à grande échelle au sein de la ville, puis du département, et in fine de la région de cette économie Bio-cale (biologique et locale), développement qui permettra par exemple à toutes les écoles des Alpes-Maritimes de s’engager dans de telles pratiques citoyennes. Nous n’en sommes peut-être pas encore là, mais la première graine est lancée, et le débat, lui, est bel et bien ou-Vert.

 

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